07 février 2008
Dexter (saison 1), serial killer de serial killers
Les séries policières on s’en mange à tour de bras depuis des années. Rares sont celles qui arrivent à se démarquer et à ne pas nous lasser, nous les moins de 70 ans, au bout de 3 épisodes. Octobre 2006, Dexter débarque sur les télés américaines et Dexter fait parti de ces exceptions…
Double jeu
Le pitch de Dexter tient en quelques mots et ces quelques mots suffisent à donner un bon coup de latte dans le merdier, jugez plutôt : « Dexter Morgan est un brillant expert en prélèvement sanguin pour la police de Miami, le jour. La nuit c’est un serial killer… » Ca déchire pas ça comme idée sans déconner ? C’est pas un bon concept ?
Le côté enquête policière est assez classique, ça peut faire penser aux Experts puisqu’on assiste à des prélèvements, des analyses et ce genre de trucs et non pas à des descentes et des fusillades. Mais ce n’est vraiment pas ce qui fait la série, c’est même presque anecdotique, ça nous permet surtout de découvrir un peu les personnages secondaires (presque tous collègues de Dexter) et la « couverture sociale» de notre ami. Ce qui fait la série c’est l’étrange besoin de tuer de son personnage principal. Un besoin qu’il a ressenti dès son plus jeune âge et dont son père adoptif (aujourd’hui mort), ancien flic et le seul à connaître le secret, lui a appris non pas à le maîtriser (c’est visiblement impossible) mais à s’en servir pour faire de « bonnes choses ». On découvre via quelques flashbacks réguliers cet apprentissage qui lui permet aujourd’hui de s’intégrer parmi les gens comme quelqu’un de tout à fait normal et de tuer en ne laissant aucune trace, aucune preuve. Tuer oui, mais tuer des gens qui le méritent, jamais des innocents, un genre d’orientation de ses pulsions meurtrières. Ainsi Dexter s’en prend à des tueurs, violeurs et autres qui eux ne font pas de détails et qui passent à travers les mailles du filet de la justice… Une sorte de Robin des bois du meurtre… Résumons, le jour Dexter analyse les projections sanguines des scènes de crimes et permet ainsi à la police de Miami de traquer les assassins, la nuit il assassine des criminels, sans ne laisser aucune trace, pour assouvir un besoin inexplicable et inavouable. Un double jeu plutôt culotté qui lui permet d’être à la fois un bon expert criminel qui se trompe rarement (normal il pense comme un criminel) et un serial killer impossible à démasquer (normal il pense comme un expert criminel).
Le néant à l’intérieur
Vous l’imaginez, Dexter n’est pas vraiment quelqu’un comme les autres. En apparence et pour la totalité de son entourage, y compris sa propre sœur (qui est flic également et qui est en fait sa sœur adoptive puisqu’il a été adopté), c’est quelqu’un de tout à fait banal, mais dans sa tête Dexter sait qu’il ne l’est pas. Le spectateur assiste aux pensées du personnage via un système de voix off, on découvre ainsi qu’il est incapable de ressentir quelconque émotion. Aucune. Ni amour, ni pitié, ni haine, ni joie, ni compassion, pour personne. Il fait donc semblant, pour tout. Dans le seul et unique but de se fondre dans la masse, de s’intégrer, comme son père de substitution lui a apprit, pour qu’il puisse vivre comme les autres. Même avec sa jolie petite amie il fait semblant. Il n’est pas néfaste pour autant, il essaye du mieux qu’il peut de faire plaisir à ses proches et d’apprécier autant qu’il peut leur compagnie, mais dans le fond ça lui est impossible. Il ne ressent rien, le néant. Le seul et unique besoin profond qui l’habite est celui de tuer. Ce contexte laisse place à quelques situations plutôt amusantes, notamment une où il demande un conseil de couple « normal » à un mari et à sa femme (meurtriers) qu’il s’apprête à descendre… L’humour, relativement noir, est présent même si la série est à ranger du côté du thriller, du drame.
Tout au long de cette première saison l’équipe de flics traque un serial killer qu’ils surnomment « le tueur de glace ». Il découpe ses victimes en ayant prit soin avant de les vider de leur sang, aucune empreinte ne traîne, rien. Du vrai travail de pro qui force l’admiration de Dexter. Une admiration qui deviendra assez vite un secret d’autant plus lourd que le tueur de glace est au courant de celui de Dexter (de secret). Il visite l’appart’ de notre héros quand il n’est pas là et lui laisse des sortes d’indices, comme s’il voulait jouer à chat. Cette situation deviendra parfois très embarrassante pour lui au point de risquer de se faire démasquer par ses collègues…
Pour éviter de faire en sorte que les spectateurs aient des sentiments aussi vides que Dexter vis-à-vis des personnages secondaires, il arrive que l’on suive diverses petites intrigues pour chacun d’eux à commencer par Debra Morgan, la sœur, qui au début de la saison rentre enfin à la criminelle, son rêve, avec un certain talent mais non sans difficulté (heureusement le frangin et son « don » est là pour aider sur les enquêtes). Les autres sont le lieutenant Maria Laguerta qui semble en pincer pour notre ami et qui ne peut pas saquer Debra, le sergent Doakes qui lui ne peut pas saquer Dexter et qui se retrouve coéquipier de Debra, Angel qui semble considérer Dex comme un de ses meilleurs potes (qui lui ne comprend pas pourquoi, forcément il ne ressent rien), Masuka qui passe le plus inaperçu sauf pour faire des blagues de cul et enfin Rita, la petite amie, mère de deux enfants, qui n’est pas du tout flic. Chacune des interprétations est bonne, chaque acteur fait très bien son métier mais le talent le plus en avant est évidemment celui de Michael C. Hall (Dexter) que l’on a déjà pu voir dans l’un des rôles principaux de Six Feet Under. La mort lui colle visiblement à la peau, et ça lui va plutôt bien. Mention spéciale à Jennifer Carpenter dans le rôle de Debra, probablement le personnage secondaire le plus attachant.
Anecdotes à la con sur Dexter
- La série est une adaptation d’un roman de Jeff Lindsay, Ce cher Dexter, que je n’ai pas lu et qu’il m’est donc impossible de comparer aux épisodes télé.
- Dexter chez votre meilleur ami.
05 février 2008
Les Soldats d'Elite de Chez Joe - Episode 1
Bon alors voici le premier épisode de Les Soldats d'Elite de Chez Joe, un mix improbable entre Lost, La septième compagnie, Toy Story et Tom Pouce, avec une bonne dose de n'importe quoi parce que quand même, c'est moi, K.mi.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire l'épisode (lecture pleine écran, puis cliquez à droite pour voir l'image suivante) :
A noter qu'aucun G.I. Joe n'a été maltraité durant l'épisode.
PS : Et puis sinon euh, désolé.
03 février 2008
Des sculptures en chewing-gums même pas machouillés
Chez les Savini je connaissais Tom, je viens d'apprendre qu'un de ses homonymes italiens du prénom de Maurizio est lui aussi un artiste. Sauf que lui son truc ça n'est pas de jouer dans des films cultes ambiance série Z, mais plutôt de faire des sculptures complétement improbables avec... des chewing-gums. Et non mâchés les chewing-gums, s'il vous plaît. Je me demande pour combien il en a eu en Malabar en tout cas. Vous l'imaginez débarquer à la boulangerie : "Ma qué (ouais, il est italien j'ai dis), yé voudrais 123 456 678 345 Malabars s'il vous plaît ma petiteuh madâmé."
Quelquels liens où mater un bout de son oeuvre :
01 février 2008
Gaston Lagaffe, sans emploi mais héros quand même
Lors d’une conversation avec Yvan Delporte, alors rédacteur en chef du journal de Spirou, Franquin, alors déjà dessinateur adulé, passait en revue les héros de BD, tous ont une fonction. Il voulait créer un héros sans emploi. Dans un rade au bout d’une ruelle Franquin évoquait à son ami les traits de caractère du perso auquel il pensait tout en le griffonnant sur un carton de bock. Un type mou, le nez comme une patate qui passe son temps sur des futilités comme construire le plus grand trombone du monde ou jouer au bilboquet. Un gars malin mais distrait qui serait capable de mettre le feu à un extincteur. Delporte en rigolant des détails que donnait Franquin se dit que ce gars qu’il est en train de décrire c’est son copain Gaston…
Le héros sans emploi
28 février 1957, numéro 985 du journal de Spirou, un personnage apparaît sur une illustration entourée de traces de pas (c’était en noir et blanc à l’origine). Il s’appelle Gaston selon l’encadré. Il est en costume avec un nœud papillon, patientant devant la porte des bureaux de la rédaction. La semaine suivante, dans le numéro 986, Gaston est toujours en costume sur une simple illustration mais cette fois sans nœud pap’, chemise ouverte. Aucun commentaire ne l’accompagne, personne ne sait qui il est ni même pourquoi il est là. Numéro 987, Gaston est cette fois vêtu d’un pull et d’un jean, décontracté, affalé sur une chaise en train de se griller une clope, toujours aucun commentaire à son sujet. La semaine suivante on voit Spirou avec un point d’interrogation au dessus de la tête devant Fantasio qui désigne du doigt Gaston en train de glander dans un coin. Numéro suivant, Fantasio s’adresse aux lecteurs « Attention ! Depuis quelques semaines, un personnage bizarre erre dans les pages du journal. Nous ignorons tout de lui. Nous savons simplement qu’il s’appelle Gaston. Tenez-le à l’œil ! Il m’a l’air d’un drôle de type. ». La semaine qui suit illustre un dialogue mythique qui s’engage entre Spirou et Gaston et lors des numéros suivant on tente de lui affilier une occupation digne de ce nom. Manque de bol il accumule les gaffes : il renverse de l’encre de Chine sur des dossiers importants par exemple, ne sachant plus quoi faire de lui on le poste à l’entretien de l’extincteur et il y met le feu sans le vouloir, on a bien essayé de le mettre en coursier mais il a ruiné le seul vélo de la rédaction, bref... Il est baptisé « le héros sans-emploi » et énerve bien vite Fantasio qui ne manque pas de souligner l’incapacité du garçon dans tous les domaines.
Sur les numéros qui suivent Gaston est toujours représenté via des illustrations, où il fait un château de carte géant, du bilboquet etc… Il passe même sa tête devant l’objectif d’un appareil photo juste avant que le petit oiseau sorte, résultat, à la place de la chronique « Le Fureteur » (très apprécié à l’époque) sur un des numéros du journal (à l’époque pour partir à l’impression, les articles des journaux étaient photographiés) on trouve la tête de Gaston en très gros plan... On le chargera finalement de répondre au courrier des lecteurs. Gaston fait une gaffe par semaine « et on ne vous les dit pas toutes », Gaston le-gars-qui-gaffe, Gaston Lagaffe. Une bourde par numéro sous la forme d’une illustration puis par la suite sous la forme d’une demie planche de BD (la première apparut dans le numéro 1000). Il est d’ailleurs sorti à l’époque un genre de recueil des premières demies planches de Gaston, un mini album à tirage limité pas plus grand qu’un paquet de cigarette et environ 5 cm moins large qu’une bande dessinée classique. Si vous le trouvez un jour quelque part faite moi signe, ça doit faire parti des albums on ne peut plus rares de la BD franco belge et par extension un des plus recherché, chronologiquement parlant c’était le premier album de Gaston Lagaffe de l’histoire.
Un univers aussi vaste que l’univers
Dans le numéro 1185 du journal de Spirou, Gaston est viré. Il avait introduit une vache dans son bureau qui a fini par tomber nez à nez avec monsieur Dupuis, le grand chef… S’en est suivi une grande campagne de « réintégration » où Fantasio encourageait les lecteurs à écrire à la rédaction pour faire revenir Lagaffe, ce qui bien sûr eut lieu, un mois plus tard, dans le numéro 1189. Pour l’occasion le gaffeur dit « …Et tu sais Fantasio, pour le courrier, je te promets de ne plus jamais être en retard… ». Jusqu’à la toute dernière case de la toute dernière planche du tout dernier album, Gaston aura eut des piles et des piles de courrier en retard, c’est un des running gag de l’univers mis en place par Franquin, son génial auteur. Des running gags il y en a eu beaucoup utilisant souvent des objets, ça va du jokari aux noix en passant par les appeaux. Là en partant comme ça je pourrais vous rédiger une centaine de pages sur l’univers de Gaston pour vous montrer à quel point il est riche (l’univers pas Gaston, qui lui ne devait pas avoir des masses de thunes vu qu’il portait toujours le même pull) mais je ne vais pas m’attarder, c’est un site internet entier qu’il faudrait créer pour tout décrire en détail (au passage n’hésitez pas à visiter le site officiel, http://www.gastonlagaffe.com, assez complet et encore régulièrement mis à jour).
Je peux par contre vous citer en vrac Mademoiselle Jeanne (la collègue dont il est amoureux et qui est amoureuse de lui, cependant leur relation a toujours été plus ou moins discrète), Jules-de-chez-Smith-en-face (le pote qui bosse en face, chez Smith, d’où le surnom, et qui est aussi faignant que lui), Longtarin (le flic aux parcmètres qui aime mettre des PV, et comme Gaston se gare toujours mal…) ou encore De Mesmaeker (un homme d’affaire qui vient de temps en temps chez Spirou pour signer des contrats que Gaston fera toujours capoter) parmi la tripotée de personnages qui gravitent autour de Gaston. Je peux aussi vous citer une tonne d’inventions débiles parmi le milliard qu’il a créé comme le Mastigaston (pour mâcher sans se mordre les joues), les espadrilles à ressort, la piste de ski à escalier, la table de camping à pieds automatiques, le fauteuil main ou encore le célèbre gaffophone. Les animaux contribuent également à étoffer cette richesse puisqu’il a au fil des planches un chat, une mouette rieuse, une souris grise, un poisson rouge et des tas d’autres petits bestiaux apparaissent très souvent. Et que dire de sa caisse qui pourrait être un personnage à part entière ? Il s’agit d’une Fiat 509 de 1925 que Franquin a un peu stylisé. Et puis que serait un héros sans un fidèle opposé, dans Gaston il s’agit de Fantasio que l’on peut considérer comme son supérieur hiérarchique ou sa nourrice de bureau, en gros la victime principale des gaffes. Fantasio sera vite remplacé par Prunelle, encore plus nerveux.
Les aventures dans l’aventure
Le style de Franquin sur Gaston Lagaffe s’affine au fur et à mesure et on peut clairement voir le personnage évoluer graphiquement. Ainsi il devient plus chevelu ce qui lui donne une tête plus sympa et il devient également encore plus « mou », nonchalant. Sa tenue de prédilection vous la connaissez tous, un pull vert trop court, un marcel blanc en dessous, un jean, des chaussettes rouges et des espadrilles bleues. Cependant au début Gaston portait des espadrilles orange sans chaussette (sans parler de ses premières apparitions en costume comme je le disais plus haut) et puis un lecteur a envoyé à Franquin des espadrilles bleues qu’il adoptera définitivement pour son personnage. Les expressions de Gaston deviendront cultes (« m’enfin », « boah » etc…), le dessin regorge de petites privates jokes, plus on regarde les cases plus on trouve de nouveaux gags en arrière plan. Dans le numéro 1703 du journal de Spirou, le 3 décembre 1970, Franquin signe (au sens propre comme au figuré) une nouvelle trouvaille en faisant vivre sa signature en bas de page. 13 semaines plus tard il le fera en bas de chaque planche de Gaston et ça sera un gag supplémentaire à découvrir à chaque fois. En tant que personnage, Gaston était parfaitement intégré au journal de Spirou puisqu’il faisait partie intégrante de la rédaction fictive du journal. Il y a souvent eu des textes au sujet des déboires du personnage, pas seulement des planches de BD. « En direct de la rédaction » en est la meilleure preuve.
Tout au long de sa carrière de héros de BD il y eut des passages atypiques notamment ceux publicitaires. Franquin a carrément dessiné des planches entières de gags de Gaston pour promotionner divers produits, le plus connu est sûrement l’Orange Pied Bœuf, une limonade belge. Il y eut aussi des planches pour les piles Philips, pour Kodak ou même une sorte de campagne de sensibilisation pour encourager les gens à utiliser le bus (un comble pour un type qui possède une Fiat toute pourrie qui pollue), c’était à chaque fois remarquablement bien fait puisque les gags étaient drôles tout en mettant en avant les produits. Il y a même eu des albums entièrement publicitaires (Fou du bus par exemple, avec quelques planches inédites). Gaston a aussi servi à des campagnes humanitaires ce qui selon moi correspondait beaucoup plus au personnage mine de rien assez engagé. De manière non exhaustive on peut citer des planches pour l’Unicef, Amnesty International, Greenpeace ou encore Enfance en détresse. Franquin s’est même amusé à lancer un mouvement contre les parcmètres qui pullulaient à l’époque à Bruxelles (Franquin est belge, faut-il le rappeler ?), il s’est servi de Gaston et de l’agent de police Longtarin pour démarrer « la guerre des parcmètres ». Ca a duré un bon moment, plus ou moins intensément du numéro 2169 au numéro 2177, l’anti-slogan était « tu as payé pour rouler, maintenant paye pour t’arrêter », les planches de Gaston l’illustrait dans des gags où il martyrisait les « machines à sous » ce qui agaçait Longtarin qui le traquait. Franquin a même encouragé les lecteurs à enrouler les parcmètres d’un ruban, comme pour un paquet cadeau, puis à les prendre en photo et les envoyer à la rédaction. On a même vu le dessinateur en photo avec un parcmètre arraché dans les bras.
Hormis les albums de Gaston que l’on connaît tous (dont la numérotation restera une perle d’incohérence dans la Bande Dessinée) et les albums publicitaires, il y a eu quelques autres ouvrages où Gaston est intervenu comme l’un des personnages principaux. Tout d’abord parlons de Bravo les brothers, le seul album qui réunit Spirou, Fantasio et Gaston comme perso principaux. Parut en 1969 on taxe l’album d’aventures de Spirou et Fantasio mais ça pourrait très bien être considéré comme un gag étendu de Gaston. D’ailleurs la plupart de l’histoire se déroule dans les locaux des éditions Dupuis, comme pour un gag de Lagaffe, et on y retrouve la quasi totalité des personnages secondaires propre à la série (Longtarin, De Mesmaeker etc…). L’histoire est assez sympa, c’est l’anniversaire de Fantasio et pour l’occasion Gaston lui achète 3 singes (qui travaillaient dans un cirque) dont un qu’il faut absolument applaudir sous peine de le voir devenir violent et un autre qui aime boire… Vous imaginez les conneries que la situation peut amener, pour notre plus grand bonheur. Franquin dira de Bravo les brothers qu’il s’agit de la meilleure aventure qu’il ait réalisé…
En 1964 est parut dans le journal de Spirou Les robinsons du rail (parut en album bien plus tard, en 1981), il s’agit non pas d’une BD mais d’un roman illustré mettant en scène Gaston et Fantasio. Le texte est signé Delporte, les illustrations Franquin et Jidéhem. Fantasio réalise un reportage sur l’inauguration de la première locomotive atomique au monde, capable de rouler sans s’arrêter pendant un an et demi grâce à une pastille d’uranium.
Malheureusement pour lui personne d’autres n’est disponible pour l’aider que Gaston. Au jour J ils rentrent donc dans le train pour l’inauguration. Alors que les techniciens règlent les derniers détails sur le quai, Fantasio s’occupe d’interviewer le ministre des chemins de fer dans un wagon, Gaston lui est dans la cabine de pilotage, vide, en train d’admirer les boutons. Forcément il fait malencontreusement démarrer le train qui roule donc à travers la campagne sans aucun pilote… Franquin fut bizarrement très honteux de ce roman pourtant très amusant comme tout ce qui touche à Gaston. L’ouvrage est aujourd’hui assez difficile à trouver, comme pour le mini album, si vous l’avez faites moi signe, on va s’arranger…
Source d’inspiration
Aujourd’hui en plein dans les années 2000, une cinquantaine d’année après la création du personnage, les gags n’ont pas prit une ride. Le personnage fait même parti du patrimoine franco-belge, un genre de légende. Lorsque quelqu’un fait une gaffe il n’est pas rare qu’on le surnomme Gaston, preuve qu’il est toujours dans les esprits, du plus jeune au plus vieux. Les sociétés de production en tout genre le savent et bizarrement il n’y a jamais eut un dessin animé Gaston Lagaffe à contrario de Spirou ou du Marsupilami. Par contre il y a eu une émission télé ! En 1989 était diffusé sur Antenne 2 (l’ancien nom de France 2 pour les plus jeunes qui surferaient sur ce site, si c’est le cas allez donc vous coucher bande de cons, c’est pas un site pour les mouflets) et RTL-TVI, Merci Gaston, une émission sur LA bande Dessinée présentée par des hommes revêtue de costume à l’effigie de Gaston, Spirou et Fantasio. Le plateau était une copie du bureau de Gaston et chaque émission se terminait par un gag. Je n’ai pas le souvenir de l’avoir déjà vue mais ça devait être bien pourrave…
Vous pensiez que c’était le seul dérivé « en mouvement » du héros culte ? Et bien non, en 1980 est sorti… Un film. Nommé Fais gaffe à la gaffe ! il fut réalisé par Paul Boujenah qui signa aussi l’adaptation, adaptation à demie autorisée par Franquin. En effet il avait donné son accord pour une reprise des gags et des situations mais pas pour ce qui est des noms ni de l’univers. Malheureusement le film tente de se rapprocher au maximum de la BD avec un héros nommé « G » (interprété par Roger Mirmont) en pull vert, une Pénélope à la place de Moiselle Jeanne (interprété par Marie-Anne Chazel) ou encore un Prunus à la place d’un Prunelle (interprété par Daniel Prévost). Vous pouvez encore aujourd’hui trouver le film (uniquement dispo en VHS) sur des sites de ventes d’occasion à des prix franchement abusé pour une daube pareille, mais que voulez-vous c’est un objet rare alors y a du profit.
Pour clôturer ce petit (enfin grand, d'ailleurs qui m'a lu jusqu'au bout ?) hommage à un de mes personnages préféré je voudrais vous parler d’un grand hommage en Bande Dessinée nommé Baston Labaffe parut en 1983. Il s’agit d’une parodie de Gaston et son univers réalisée par une tripotée de grands auteurs : Armand, Baudoin, Bercovici, Berthet, Carali, Colman, Conrad, Cosey, Coucho, Dany, Deliège, Delporte, J.C. Denis, Derib, Dodier, Edika, Ferrandez, Geerts, Goossens, Herlé, Hermann, Hislaire, Jannin, Krebs, M. Louarn, Lucques, Macherot, Mako, Margerin, Pichon, Reiser, Schlingo, Solé, Tome et Janry, Ucciani, Volny, Walthéry, Wasterlain et Yann. Cette œuvre culte (celle-là aussi est hyper rare) a été conçue pour palier un manque, le manque dans les albums de Gaston du numéro 5 (je vous disais plus haut que la numérotation de l’époque est très atypique). L’hommage a plu à Franquin même s’il a refusé d’en faire la préface (qui est en fait entièrement de Delporte malgré ce qui est dit dedans). Vous connaissez la rengaine, si vous êtes en possession de l’album, faites moi signe, bande d’enculés.
27 janvier 2008
Braindead, ça gîcle
Ca fait un moment que j'ai envie de partager mes goûts en matière de cinéma, pour le fun, de façon totalement désorganisée, du coup avoir un blog, c'est pratique. Donc sous le titre de rubrique [Allez chercher le popcorn] hé ben vous aurez droit à des petites chroniques de films que personnellement moi-même j'avions bien aimé, anciens comme récents. Il est probable que je fasse de même pour des séries-télé ainsi que pour des bande dessinée dans un proche avenir. Par contre pour ce qui est du jeu vidéo je le fais déjà de façon plus "carré" chez Polygamer.com (en lien sur votre gauche) donc hein, j'vais pas me répéter non plus.
Bref, aujourd'hui, ôde à Braindead de Peter Jackson :
Bien avant le Seigneur des Anneaux et après Bad Taste et Meet the Feebles, Peter Jackson est entré dans le petit cercle des réalisateurs cultes grâce à un certain Braindead. Il prouva au monde entier qu’il est définitivement capable de filmer avec brio n’importe quoi, même avec trois bouts de ficelles et sans jamais trop sombrer dans le ridicule.
Il faut tondre
Les effets spéciaux peuvent parfois, aujourd’hui, paraître un peu kitch mais il faut reconnaître que pour le début des années 90 c’était assez phénoménal. Preuve en est Braindead a obtenu le Grand Prix du festival des films fantastiques d’Avoriaz en 93 (une référence à cette période), pas d’la merde. Et puis ça reste totalement dans le ton que ça soit pour le singe-rat brièvement animé ou la mère abusive version boss de fin (à mourir de rire). Braindead a d’ailleurs dû être un vrai défi pour Peter Jackson étant donné le peu de moyens qu’il avait à disposition, en voyant ce qu’il a pu faire avec trois bouts de ficelle (et du faux sang, plein) on comprend qu’il a toujours cru pouvoir réaliser Le Seigneur des Anneaux avec l’ambition et le talent que le grand public et les grandes maisons de production lui reconnaissent depuis. Un film définitivement culte.
Anecdotes à la con sur Braindead
- La scène de la tondeuse a nécessité plus de 300 litres de faux sang à raison de 6 litres pompés par seconde… Ca en fait littéralement le « film le plus gore de l’histoire »
- Le film a été achevé avec un budget de moins de 45 000 dollars néo-zélandais (moins de 23 500 euros… moins de 155 000 francs quoi).
- Peter Jackson fabriqua son propre système de steadicam (dispositif permettant au réalisateur de courir et/ou de faire de grands mouvements en gardant une image stable) pour Braindead. Le manque d’argent pousse définitivement à se creuser le ciboulot.
- Braindead chez votre meilleur ami.
25 janvier 2008
[Les biographies de l'impossible] Albert Fish, un homme de goût (1870 – 1936)
« Le vampire de Brooklyn », « L’ogre de Wysteria » ou encore « Le loup-garou de Wysteria », ce ne sont pas des titres de films (quoique si, ça se peut) mais des surnoms que l’on a donné à Albert Fish. Bon alors je vous le dis tout de suite, non il ne sortait pas que la nuit (même s’il a avoué apprécier se balader à poil les soirs de pleine lune) et non il n’était pas tout vert et très gros. Par contre, oui il mangeait des gens, de temps en temps. Mais c’était parce que ce qu’il y avait à la cantine était dégueulasse. Mais alors vraiment dégueulasse hein, parce qu’en plus de manger des gens (y compris leur sang) il lui arrivait même de manger leur pipi et leur caca avec, pour donner du goût je présume. Albert Fish avait donc une certaine passion pour la gastronomie, on raconte d’ailleurs à son sujet de belles anecdotes concernant carottes et saucisses dont je vous laisse deviner l’endroit où il les mettait avant de les grailler… Bébert était du genre à expérimenter des tas de trucs, y compris sur lui-même, y compris avec des aiguilles. Aujourd’hui on appellerait ça de l’art moderne.
Ses victimes sont
innombrables, il n’aura été jugé que pour 16... Avant ça, un jour, répondant à
l’annonce d’une famille louant les services de travailleur de son jeune garçon,
Fish sympathisa avec la famille et repartira finalement avec la petite fille de
10 ans que ses parents laisseront filer avec lui à une soit
disant fête d’anniversaire d’enfants organisée par sa soeur (ça c’est
du parents protecteurs n’est-ce pas ?). Forcément elle ne reviendra jamais,
la fille. Avant de lui faire subir divers sévices et de la cuisiner, Albert
Fish a tout de même enlevé ses vêtements avant pour ne pas se tâcher, le sang
ça part pas facilement quand même hein. Classe cet Albert. Tellement classe que
dans un souci de conscience il envoya une lettre aux parents six ans plus tard
(six années de chasse à l’homme par la police), pour détailler ce qui est
arrivé à leur gamine, sympa le mec.

21 janvier 2008
[Les chroniques de l'impossible] Les petites manipulations du quotidien
Les prévisions de la circulation routière type « Bison Futé » qui passent sur TF1 me fascinent. Comment y peuvent affirmer sûr de chez sûr que samedi ça sera vert et que dimanche au contraire sera rouge ? C’est quoi cette vision du futur ? Ca se lit dans le marc de café peut-être ? (Prononcez « mare » et non pas « marque », bande de cons.) Sans plus attendre je vous livre les secrets de la manœuvre :
Toi qu’est pas con (enfin c’est ce que tu crois), tu vois à ta télé que dimanche est rouge et samedi vert, qu’est-ce que tu fais ? Ben tu te dis que du coup tout le monde va partir samedi et donc que samedi va devenir rouge et par extension dimanche vert, c’est logique. Ouais parce que t’anticipes, Bison Futé c’est super regardé, comme la météo, ce sont les vraies émissions stars de TF1, donc ça a des répercussions sur le peuple franchaoui. Seulement ce que t’oublies c’est que tout le monde pense comme ça, parce qu’en France tout le monde se croit malin et tout le monde prend les autres pour des cons. Donc en fait tout le monde part le dimanche et dimanche devient en conséquence bel et bien rouge, et samedi vert… Voilà comment on fait des prévisions routières sur une chaîne à grande audience. On manipule les gens en leur faisant croire qu’ils sont super malins et si toute façon y a des gens assez naïfs pour croire en les prévisions de départ, hé ben Bison Futé passe pour un truc super sérieux, c’est tout bénéf’.
Pour ce qui est de la météo c’est la même chose. Ils disent tout le temps qu’il pleut parce qu’ils ont beaucoup moins de chance de se tromper que s’ils disent qu’il va faire beau, c’est logique. C’est de la manipulation mentale tout ça. Sur M6 et Canal + ça fait longtemps qu’ils ont trouvés la parade pour ne jamais éveiller les soupçons : Ils collent une bonnasse pour la présenter, la météo. Du coup tu réfléchis pas tellement, t’as même tendance à croire tout ce qu’elle te dis la gonz’, avec un décolleté pareil.
- « Monsieur, votre test du Sida est positif. »
- « Ho putain mais c’est génial ! J’suis soulagé »
- « Euh… Vous êtes sûr ? En principe les gens prennent ça assez négativement. »
- « Quoi ? Mais y a rien de négatif là-dedans ! La vie est belle ! »
- « C’est que c’est quand même assez négatif comme nouvelle. »
- « Mais vous venez de dire que les résultats sont positifs ! »
- « Oui… Mais la nouvelle est négative, en fait. »
- « J’comprends rien, filez moi une aspirine. »
Et je vous emmerde.
06 janvier 2008
[Les chroniques de l'impossible] Prendre son pied, et le rendre moche
Un truc que j’trouve horrible dans la mode ces dernières années ce sont les chaussures de nanas. Non pas que je suive la mode (masculine comme féminine) mais je n’ai rien pu faire d’autre que de le remarquer. Y a quelques années de ça, chez les gonzesses, la mode était aux chaussures à plateforme façon mini drag-queen. Le truc qui si tu rates un peu la semelle sur un pas tu te brises la cheville en deux. Cette fameuse période dont le fer de lance était Loanna qui venait de rentrer dans le loft de Loft Story. C’était incroyablement moche, là-dessus n’importe quelle ange paraissait être une pute au rabais, jamais j’ai compris comment certaines filles (beaucoup, c’était la mode) arrivaient à trouver ça beau. Quelques temps après, toujours chez les filles, il y a eu les chaussures de boxeurs. En fait c’était unisexe il me semble mais j’ai surtout vu ça chez les filles (ça doit être parce que je regarde surtout les filles). Vous savez les pompes de boxeurs, des espèces de baskets mais qui montent à mi mollet. Comme des bottes mais en baskets et sans talon. Elles portaient ça avec un froc moulant et les chaussures par-dessus. La classe ultime… Heureusement ça n’a pas duré longtemps. Faut dire qu’à part pour faire de la corde à sauter j’vois pas en quoi ça pouvait leurs servir ces grolles. Aujourd’hui la mode est presque pire puisque c’est aux ballerines. Combien de nanas croisent-on dans la rue qui porte des ballerines aux pieds ? Ces « chaussures » complètement ridicules, toutes plates qui entourent le pied d’une fine couche de tissu, avec une semelle toute aussi légère. Des chaussons quoi, c’est ça. Qu’est-ce que ça peut être laid… Chaque fois que je vois une nana avec ça j’ai l’impression qu’elle va se mettre à arracher ses vêtements qui cacheraient un tutu, avant de faire des petits pas absurdes sur la pointe des pieds, bras tendus en l’air et mains jointes. Le pire c’est que si elles marchent dans la merde elles peuvent non seulement jeter leurs « chaussures » mais en plus se laver le pied six fois de suite pour ne plus que ça sente. Et puis quand elles marchent sur des petits cailloux par exemple, ça doit leur faire mal à ces connes. Nan vraiment je comprendrais jamais comment on peut apprécier porter ces pompes dans la rue, devant tout le monde qui plus est, trop la honte.
Que va être la prochaine mode pédestre féminine ? Je pencherais bien pour des chaussures à talons sexy ce genre de trucs, mais en général les trucs sexy ça n’est jamais à la mode, c’est juste sexy. C’est comme ça. « Ho mon dieu nan c’est trop sexy, j’préfére être à la mode, passe moi donc ces ballerines en peau de chamois. »… Réfléchissons, qu’est-ce qui pourrait devenir à la mode dans les mois ou les années à venir ? Un truc ridicule et moche que la plupart des filles vont porter. Des bottes de caoutchouc ? Pas mal. Des sabots en bois ? Ah là on atteindrait le top niveau. Nan le mieux du pire ça serait des après ski d’été. Je sais pas encore à quoi ça ressemblerait mais ça serait ridicule et laid, c’est suffisant.
Et je vous emmerde.
26 décembre 2007
[Les chroniques de l'impossible] Les aberrations du langage moderne
Y a un truc qui me gonfle particulièrement quand je lis toutes sortes d’articles sur le net ou dans la presse, ou même en dialoguant sur MSN (ouais j’ai MSN, je vous emmerde avec votre ICQ et votre Jabber et votre Yahoo Messenger et toutes ces sortes de choses) c’est une certaine utilisation du langage, des mots, des façons de parler à la con. Bon je ne suis pas un fervent défenseur de la langue française genre académicien hein, c’est juste qu’il y a des sortes de tic dans la façon d’écrire des gens d’aujourd’hui qui me donnent envie de leur rire au nez, et ouais carrément ouuuuh.
Le franglais débile on le trouve aussi chez les chanteurs de zouk/ragga/R’n’B français. Pour vous donner du concret j’ai cherché un exemple dans les méandres des lyrics de ces crooners du futur, au péril de ma vie. Ainsi j’ai trouvé « Princess » (rien que le nom de la chanson donne le ton) du groupe NHZ. Je m’engage d’ailleurs à ne pas me moquer de leur dégaine même si c’est dur, je vais juste vous balancer quelques extraits de leur fantastique chanson qui se suffiront à eux même : « J’ai trop de respect pour toi pour te faire de la peine oh princess » (prononcer « pwine-cesse »), « Je serai toujours là pour toi, te garder près de moi, mon coeur s’envole my love », « Oh my baby je t’aime mais c’est ma plume qui te l’écrit. Oh my baby désormais c’est mon coeur qui te le dis. Oh my baby oh my baby », « My pwin-cesse tu es mienne, je veux pas que tu t’en aille, tu dis die die je ne pourrais te dire bye bye », « My pwin-cesse tu es mienne, je veux pas que tu t’en aille, viens baby on fly ». P’tain j’ai même pas besoin de faire de vannes derrière ça !
De toutes façons ceux qui écrivent des articles à longueur
de journées, comme moi, ce sont forcément des gros cons. Ils passent leur temps
à reprendre des espèces de gimmick pourraves pour donner un peu de couleur à
leur article. Dans la presse/internet jeux vidéo qui se la joue « je parle
avec un truc dans le trou des fesses parce que ça fait plus sérieux, tu
comprends » on retrouve très souvent des expressions dignes de beaux abrutis
qui ne savent pas quoi dire, par exemple « de bonne facture ».
« Oui euuuuuh blablabla blablabla et des graphismes de bonne
facture ». Le truc complètement usé. Vous avez déjà vu des gens qui
utilisent « de bonne facture » dans leurs phrases depuis ces trois derniers
siècles vous ? Ben moi oui, les journalistes en jeux vidéo. C’est
peut-être le domaine du journalisme qui comporte le plus d’expressions minables,
toutes sorties dès que l’occasion se présente pour se donner un style. « De
bonne facture » nan mais… Retourne donc jouer à ton jeu et puis ferme ta
gueule oui. Y en a une autre qu’est en train de devenir super hype c’est
« über ». C’est de l’allemand, ça veut dire « plus de ».
Sauf que là c’est ressorti à toutes les sauces pour faire bien, à tort et à
travers. « C’est un jeu sommes toutes assez classique mais avec ses über
possibilités blablabla » « des über sauts » « des über
graphismes ». Encore une occasion perdue de fermer leur « über »
clapet oui.
Et je vous emmerde.
18 décembre 2007
[Les chroniques de l'impossible] Google, mon amour
J'aime bien mater les statistiques de mon blog parce qu'elles indiquent d'où proviennent les visiteurs. Ainsi, parfois, il y a des gens qui tapent dans google des mots particuliers et qui se retrouvent par chez moi au détour d'un clique, et je les vois, ces mots bien particuliers. C'est ainsi que j'ai découvert (sâchez que je vous salut bien bas messieurs dames) un visiteur échoué en ces contrées virtuelles de personnellement moi-même en ayant inscrit dans notre ami à tous (Google) "Mamie toute nue" (ce blog arrive en deuxième page googlesque de "mamie toute nue", pas mal). J'étais plutôt vachement amusé, mais ce n'était rien comparé au fou rire que j'ai choppé en découvrant ce visiteur, que je ne remercierai jamais assez, ayant débarqué ici en tapant, tenez vous bien, "manger de la merde entre femmes" (je découvre par ailleurs que je suis en quatrième position dans google pour "manger de la merde entre femmes", je ne suis pas peu fier). Sérieusement, vous arrivez à imaginer qu'un type a débarqué ici-même, là, où j'écris en ce moment, en tapant ce truc de taré ! ? J'ai tellement rigolé que j'ai failli appeler toute ma famille pour leur dire (et puis en fait nan...).
Y a aussi un type qu'est arrivé ici en tapant "rapport entre alcofrybas nasier et françois rabelais", mais ça m'amuse vachement moins parce qu'il est visiblement venu ici pour se cultiver (et il a réussi... remarque si en fait c'est drôle). Bref, tout ça pour dire que ça m'a donné l'idée d'apporter une petite précision, pour toi copain lecteur qui déboule dans mon fief en s'attendant à trouver de l'immondice en images, voir même du cul :
Bien que blindé de débauche, ce blog ne comprend aucune photo ou vidéo de pénétration, lesbienne,
sexe, pipe, bite, chatte, clitoris, cunnilingus, fellation, double pénétration,
triple pénétration, quadruple pénétration, nain pervers, suceuse de pieds,
zoophilie, branlette, levrette sauvage dans l'escalier, couille, homosexuel,
bisexuel, trisexuel, quadrusexuel, quintuplesexuel, sodomie, éjaculation
soudaine et anodine, tee-shirt qui mouille, pornographie faciale, lob
d'oreille, trou, sado et éventuellement maso, masturbation, chienne, chauffe
marcel, nichons, nibards, seins, lolos, poitrine turgescente suave sensuelle et
humide, lèvres, caresses, blanche, asiatique, arabe, noire, jeune, vieille, morte, petite cuillère, kamasutra, les plus chaudes actrices porno de ...
(veuillez remplir vous même les pointillés), monté comme un âne ou un dauphin
des îles, cochonne, cheval, shabadabada, odeur perverse, tétons, gland, vagin,
va et vient , creux des reins, foutre, liquide reproductif, enfin sperme quoi,
faisons l'amour dans l'ascenseur, déboîter la passerelle, secouer le berlingot,
casser les pattes arrières, tartiner les miches, casser la lunettes arrière, là
maintenant tout de suite, y a machin qui bande, clara morgane possède sûrement une
très belle collection de timbres, maïté avale tout, evangeline lily nue comme
une boîte à gants, ouvre grand ta bouche, c'est trop petit, toute excitée, X,
XX, XXX, XXXX, XXXXX, ceci n'est pas un ticket à gratter, salope, vieille
bique, tout dur, laisse, fouet, menottes coquines, langue bien placée mais pas
très pendue, dessous de bras, moustache érotique, pine dans le garage, bite au
cul, genoux dans le menton, veuve poignée, aller retour sur la veine bleue,
massage thaïlandais, branlette espagnole, brouette japonaise, tourniquet russe,
aigreur française...
Et bienvenue à ceux qui découvrent ce blog en ayant tapé des mots pervers dans un moteur de recherche.
Et je vous emmerde.



