Petits meurtres entre internautes

J'ai tué le temps, vous êtes complices.

21 janvier 2008

[Les chroniques de l'impossible] Les petites manipulations du quotidien

Les prévisions de la circulation routière type « Bison Futé » qui passent sur TF1 me fascinent. Comment y peuvent affirmer sûr de chez sûr que samedi ça sera vert et que dimanche au contraire sera rouge ? C’est quoi cette vision du futur ? Ca se lit dans le marc de café peut-être ? (Prononcez « mare » et non pas « marque », bande de cons.) Sans plus attendre je vous livre les secrets de la manœuvre :

Toi qu’est pas con (enfin c’est ce que tu crois), tu vois à ta télé que dimanche est rouge et samedi vert, qu’est-ce que tu fais ? Ben tu te dis que du coup tout le monde va partir samedi et donc que samedi va devenir rouge et par extension dimanche vert, c’est logique. Ouais parce que t’anticipes, Bison Futé c’est super regardé, comme la météo, ce sont les vraies émissions stars de TF1, donc ça a des répercussions sur le peuple franchaoui. Seulement ce que t’oublies c’est que tout le monde pense comme ça, parce qu’en France tout le monde se croit malin et tout le monde prend les autres pour des cons. Donc en fait tout le monde part le dimanche et dimanche devient en conséquence bel et bien rouge, et samedi vert… Voilà comment on fait des prévisions routières sur une chaîne à grande audience. On manipule les gens en leur faisant croire qu’ils sont super malins et si toute façon y a des gens assez naïfs pour croire en les prévisions de départ, hé ben Bison Futé passe pour un truc super sérieux, c’est tout bénéf’.

Pour ce qui est de la météo c’est la même chose. Ils disent tout le temps qu’il pleut parce qu’ils ont beaucoup moins de chance de se tromper que s’ils disent qu’il va faire beau, c’est logique. C’est de la manipulation mentale tout ça. Sur M6 et Canal + ça fait longtemps qu’ils ont trouvés la parade pour ne jamais éveiller les soupçons : Ils collent une bonnasse pour la présenter, la météo. Du coup tu réfléchis pas tellement, t’as même tendance à croire tout ce qu’elle te dis la gonz’, avec un décolleté pareil.

Une autre manipulation super bizarre passe pour super logique dans la vie, ça concerne la médecine. Vous ne vous êtes jamais demandez pourquoi, pour un test du Sida par exemple, les médecins appellent un résultat tout à fait désastreux un résultat « positif » ? « Monsieur votre test du Sida est positif ». Alors que merde c’est vachement négatif quand même comme nouvelle, d’avoir le Sida ! Comment quelqu’un pourrait trouver ça positif d’avoir chopper un des pires fléau de ces dernières années ? C’est de la manipulation pour nous faire acheter des médicaments supplémentaires, c’est certain.

 

- « Monsieur, votre test du Sida est positif. »

- « Ho putain mais c’est génial ! J’suis soulagé »

- « Euh… Vous êtes sûr ? En principe les gens prennent ça assez négativement. »

- « Quoi ? Mais y a rien de négatif là-dedans ! La vie est belle ! »

- « C’est que c’est quand même assez négatif comme nouvelle. »

- « Mais vous venez de dire que les résultats sont positifs ! »

- « Oui… Mais la nouvelle est négative, en fait. »

- « J’comprends rien, filez moi une aspirine. »

 

Et je vous emmerde.

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06 janvier 2008

[Les chroniques de l'impossible] Prendre son pied, et le rendre moche

Un truc que j’trouve horrible dans la mode ces dernières années ce sont les chaussures de nanas. Non pas que je suive la mode (masculine comme féminine) mais je n’ai rien pu faire d’autre que de le remarquer. Y a quelques années de ça, chez les gonzesses, la mode était aux chaussures à plateforme façon mini drag-queen. Le truc qui si tu rates un peu la semelle sur un pas tu te brises la cheville en deux. Cette fameuse période dont le fer de lance était Loanna qui venait de rentrer dans le loft de Loft Story. C’était incroyablement moche, là-dessus n’importe quelle ange paraissait être une pute au rabais, jamais j’ai compris comment certaines filles (beaucoup, c’était la mode) arrivaient à trouver ça beau. Quelques temps après, toujours chez les filles, il y a eu les chaussures de boxeurs. En fait c’était unisexe il me semble mais j’ai surtout vu ça chez les filles (ça doit être parce que je regarde surtout les filles). Vous savez les pompes de boxeurs, des espèces de baskets mais qui montent à mi mollet. Comme des bottes mais en baskets et sans talon. Elles portaient ça avec un froc moulant et les chaussures par-dessus. La classe ultime… Heureusement ça n’a pas duré longtemps. Faut dire qu’à part pour faire de la corde à sauter j’vois pas en quoi ça pouvait leurs servir ces grolles. Aujourd’hui la mode est presque pire puisque c’est aux ballerines. Combien de nanas croisent-on dans la rue qui porte des ballerines aux pieds ? Ces « chaussures » complètement ridicules, toutes plates qui entourent le pied d’une fine couche de tissu, avec une semelle toute aussi légère. Des chaussons quoi, c’est ça. Qu’est-ce que ça peut être laid… Chaque fois que je vois une nana avec ça j’ai l’impression qu’elle va se mettre à arracher ses vêtements qui cacheraient un tutu, avant de faire des petits pas absurdes sur la pointe des pieds, bras tendus en l’air et mains jointes. Le pire c’est que si elles marchent dans la merde elles peuvent non seulement jeter leurs « chaussures » mais en plus se laver le pied six fois de suite pour ne plus que ça sente. Et puis quand elles marchent sur des petits cailloux par exemple, ça doit leur faire mal à ces connes. Nan vraiment je comprendrais jamais comment on peut apprécier porter ces pompes dans la rue, devant tout le monde qui plus est, trop la honte.

Que va être la prochaine mode pédestre féminine ? Je pencherais bien pour des chaussures à talons sexy ce genre de trucs, mais en général les trucs sexy ça n’est jamais à la mode, c’est juste sexy. C’est comme ça. « Ho mon dieu nan c’est trop sexy, j’préfére être à la mode, passe moi donc ces ballerines en peau de chamois. »… Réfléchissons, qu’est-ce qui pourrait devenir à la mode dans les mois ou les années à venir ? Un truc ridicule et moche que la plupart des filles vont porter. Des bottes de caoutchouc ? Pas mal. Des sabots en bois ? Ah là on atteindrait le top niveau. Nan le mieux du pire ça serait des après ski d’été. Je sais pas encore à quoi ça ressemblerait mais ça serait ridicule et laid, c’est suffisant.

Et je vous emmerde.

PS : Chez les garçons rassurez-vous y a aussi des trucs pas mal, quand j’étais môme je me souviens avoir insisté pour obtenir une paire de Pump. En fait c’était des baskets où sur la languette il y avait une espèce de petit ballon qui en appuyant dessus la gonflait (la languette). Ca ne servait strictement à rien mais c’était la mode, on flambait dans la cours de récré avec nos Pump (qui avait coûté le quart d’un mois de salaire à nos parents). J’me souviens avoir joué au foot dans la cours avec, fatale erreur. Le simili cuir du dessus de la chaussure c’était barré dès les premières frappes. Et c’est comme ça que mes parents ont insistés pour que je prenne désormais mes responsabilités en achetant mes affaires avec mes propres sous…

 

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26 décembre 2007

[Les chroniques de l'impossible] Les aberrations du langage moderne

Y a un truc qui me gonfle particulièrement quand je lis toutes sortes d’articles sur le net ou dans la presse, ou même en dialoguant sur MSN (ouais j’ai MSN, je vous emmerde avec votre ICQ et votre Jabber et votre Yahoo Messenger et toutes ces sortes de choses) c’est une certaine utilisation du langage, des mots, des façons de parler à la con. Bon je ne suis pas un fervent défenseur de la langue française genre académicien hein, c’est juste qu’il y a des sortes de tic dans la façon d’écrire des gens d’aujourd’hui qui me donnent envie de leur rire au nez, et ouais carrément ouuuuh.

On va commencer par le mélange bizarre français/anglais parce que c’est le plus répandu. Déjà il y a ceux qui s’obstinent à vouloir tout franciser comme des cons, comme si ça devenait plus compréhensible. On voit ça souvent dans les sous titres de films ou dans l’informatique. Par exemple « e-mail » dans certaines bouches va devenir « courriel »… Sans déconner, « courriel ». Comme si on ne pouvait pas comprendre ce que c’est qu’un « e-mail » sans le traduire littéralement et qu’on avait donc obligatoirement besoin de mettre du français là-dedans. T’as reçu mon courriel ? Putain tu me fais pitié avec ton courriel oui ! Est-ce qu’on traduit « parking » par exemple ? Hé regarde là, y a une place libre dans le « parc de stationnement de véhicules ». Nan on garde « parking » et tout le monde comprend. Alors pourquoi pour « e-mail » ça ne serait pas pareil ? Pourquoi y a des abrutis qui appellent ça « courriel » ? Mystère. C’est le langage moderne. En plus ça fait tapette de dire « courriel » hé. Dans le sens inverse il y a ceux qui passent leur temps à traduire des mots français en anglais en plein dans une phrase, sans prévenir, alors qu’ils parlent à un autre français. Je vois ça quasi à chaque fois quand je discute avec des gens qui bossent dans la communication ou ce style de boîtes jeunes-dynamiques coupe-de-cheveux-désinvolte mais-fait-exprès. Par exemple une personne normale avant de vous envoyer un fichier va vous dire « je t’envoies ça tout de suite », une personne qui bosse dans la communication va vous dire « je te send ça now »… Pour dire qu’ils ont plein de taff au lieu de lancer un « je suis blindé » ils vont sortir un « je suis full ». « Je t’appelles » devient « je te call » et y en a encore plein comme ça que j’ai remarqué et qui me donne envie de les frapper. Si la façon de parler de Jean-Claude Van Damme vous fait marrer, allez donc côtoyer des jeunes cadres dynamiques ça va fortement vous amuser. Le pire c’est que Van Damme ça peut se comprendre du fait qu’il vive aux Etats-Unis (aux States pardon) depuis des années, mais nos cadres dynamiques eux c’est à peine s’ils y ont déjà foutu les pieds… « Je suis trop full, je te send ça et je te call, bye. » Quoi qu’est-ce t’as dis ? T’as pris de la coke ou quoi ? Nan mais retire ce que tu viens de dire tout de suite hein sinon je te mets la tête dans les chiottes moi, ça va pas traîner.

Le franglais débile on le trouve aussi chez les chanteurs de zouk/ragga/R’n’B français. Pour vous donner du concret j’ai cherché un exemple dans les méandres des lyrics de ces crooners du futur, au péril de ma vie. Ainsi j’ai trouvé « Princess » (rien que le nom de la chanson donne le ton) du groupe NHZ. Je m’engage d’ailleurs à ne pas me moquer de leur dégaine même si c’est dur, je vais juste vous balancer quelques extraits de leur fantastique chanson qui se suffiront à eux même : « J’ai trop de respect pour toi pour te faire de la peine oh princess » (prononcer « pwine-cesse »), « Je serai toujours là pour toi, te garder près de moi, mon coeur s’envole my love », « Oh my baby je t’aime mais c’est ma plume qui te l’écrit. Oh my baby désormais c’est mon coeur qui te le dis. Oh my baby oh my baby », « My pwin-cesse tu es mienne, je veux pas que tu t’en aille, tu dis die die je ne pourrais te dire bye bye », « My pwin-cesse tu es mienne, je veux pas que tu t’en aille, viens baby on fly ». P’tain j’ai même pas besoin de faire de vannes derrière ça !

Dans les vices de langage moderne qui me sortent par les trous de nez il y a bien entendu le langage SMS mais c’est tellement évident que je ne vais même pas m’étaler là-dessus. Cette habitude que certaines personnes ont de se croire dans leur putain de téléphone dès qu’ils écrivent avec un clavier mériterait des dizaines de pages d’insultes et de menaces de mort (j'suis violent n'est-ce pas ?). Et comme j’suis quelqu’un de jamais grossier, comme vous avez déjà pu vous en rendre compte cons comme vous êtes, je vais me retenir. Il y a par contre des trucs, à l’écrit bien souvent, qui me gonflent à mort et qu’on retrouve chez énormément de monde, y compris parfois chez moi-même, ce qui est un comble. Par exemple dire « genre » c’est très courant en ce moment et ça m’énerve. Et le pire c’est que je le fais très souvent dans mes articles, même dans celui-là, j’ai qu’à me relire pour en trouver un j’suis sûr… Ben tiens voir plus haut « je ne suis pas un fervent défenseur de la langue française genre académicien hein », putain de bordel je vais devoir me faire mal khfeg afhgefghaf ahgfgeaf (désolé, j’étais en train de me taper la tête contre le clavier).

De toutes façons ceux qui écrivent des articles à longueur de journées, comme moi, ce sont forcément des gros cons. Ils passent leur temps à reprendre des espèces de gimmick pourraves pour donner un peu de couleur à leur article. Dans la presse/internet jeux vidéo qui se la joue « je parle avec un truc dans le trou des fesses parce que ça fait plus sérieux, tu comprends » on retrouve très souvent des expressions dignes de beaux abrutis qui ne savent pas quoi dire, par exemple « de bonne facture ». « Oui euuuuuh blablabla blablabla et des graphismes de bonne facture ». Le truc complètement usé. Vous avez déjà vu des gens qui utilisent « de bonne facture » dans leurs phrases depuis ces trois derniers siècles vous ? Ben moi oui, les journalistes en jeux vidéo. C’est peut-être le domaine du journalisme qui comporte le plus d’expressions minables, toutes sorties dès que l’occasion se présente pour se donner un style. « De bonne facture » nan mais… Retourne donc jouer à ton jeu et puis ferme ta gueule oui. Y en a une autre qu’est en train de devenir super hype c’est « über ». C’est de l’allemand, ça veut dire « plus de ». Sauf que là c’est ressorti à toutes les sauces pour faire bien, à tort et à travers. « C’est un jeu sommes toutes assez classique mais avec ses über possibilités blablabla » « des über sauts » « des über graphismes ». Encore une occasion perdue de fermer leur « über » clapet oui.

Tiens et puis pour finir faudrait dire aux gens que « noir » c’est pas un gros mot. Pour désigner la couleur de peau, noire, y en a pas un qui le dit, comme si c’était tabou. On a du « black » ou même du « re-noi » mais « noir » nan, ça pique la bouche peut-être ? On peut pas dire « noir » sinon on meurt dans d’atroces souffrances ? Comment vous expliquez que « noir » soit bannis du langage d’aujourd’hui pour désigner la couleur de peau ? C’est « négro » qui devrait l’être, pas « noir », c’est comme si les gens faisaient un bug collectif dans leur façon de parler. Tiens pis j’en ais encore une d’expression à la con : « j’avoue ». Tu parles à un type et quoique tu dises il te réponds « j’avoue ». Hé tu vas bien ? « J’avoue. » Ho la vache il était bien ce film ! « J’avoue. » Tu me passes le sel ? « J’avoue. » Si tu me dis encore une fois « j’avoue » je vais te faire subir des choses qui feront que c’est moi qui vais devoir les avouer à la police… « J’av… Euh… Merde qu’est-ce que je pourrais bien dire alors ? J’ai pas assez de vocabulaire. » Et ces fils de chiens qui passent leur temps à finir leurs phrases par « Ou pas. », y méritent pas mal de souffrance eux aussi. Ca va ? « Ouais... ou pas. » Tu penses quoi de la Martinique alors ? « C’est vachement bien… ou pas. ». HAAAAAAAA je rêve d’encastrer le pif d’un de ces mecs dans le mur, pauvres merdes qu’ils sont. Rhaaaa il y a tellement de choses à relever qu’un seul article n’est pas suffisant, un des ces quatre vous aurez la suite.

 
Et je vous emmerde.

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18 décembre 2007

[Les chroniques de l'impossible] Google, mon amour

J'aime bien mater les statistiques de mon blog parce qu'elles indiquent d'où proviennent les visiteurs. Ainsi, parfois, il y a des gens qui tapent dans google des mots particuliers et qui se retrouvent par chez moi au détour d'un clique, et je les vois, ces mots bien particuliers. C'est ainsi que j'ai découvert (sâchez que je vous salut bien bas messieurs dames) un visiteur échoué en ces contrées virtuelles de personnellement moi-même en ayant inscrit dans notre ami à tous (Google) "Mamie toute nue" (ce blog arrive en deuxième page googlesque de "mamie toute nue", pas mal). J'étais plutôt vachement amusé, mais ce n'était rien comparé au fou rire que j'ai choppé en découvrant ce visiteur, que je ne remercierai jamais assez, ayant débarqué ici en tapant, tenez vous bien, "manger de la merde entre femmes" (je découvre par ailleurs que je suis en quatrième position dans google pour "manger de la merde entre femmes", je ne suis pas peu fier). Sérieusement, vous arrivez à imaginer qu'un type a débarqué ici-même, là, où j'écris en ce moment, en tapant ce truc de taré ! ? J'ai tellement rigolé que j'ai failli appeler toute ma famille pour leur dire (et puis en fait nan...).

Y a aussi un type qu'est arrivé ici en tapant "rapport entre alcofrybas nasier et françois rabelais", mais ça m'amuse vachement moins parce qu'il est visiblement venu ici pour se cultiver (et il a réussi... remarque si en fait c'est drôle). Bref, tout ça pour dire que ça m'a donné l'idée d'apporter une petite précision, pour toi copain lecteur qui déboule dans mon fief en s'attendant à trouver de l'immondice en images, voir même du cul :

Bien que blindé de débauche, ce blog ne comprend aucune photo ou vidéo de pénétration, lesbienne, sexe, pipe, bite, chatte, clitoris, cunnilingus, fellation, double pénétration, triple pénétration, quadruple pénétration, nain pervers, suceuse de pieds, zoophilie, branlette, levrette sauvage dans l'escalier, couille, homosexuel, bisexuel, trisexuel, quadrusexuel, quintuplesexuel, sodomie, éjaculation soudaine et anodine, tee-shirt qui mouille, pornographie faciale, lob d'oreille, trou, sado et éventuellement maso, masturbation, chienne, chauffe marcel, nichons, nibards, seins, lolos, poitrine turgescente suave sensuelle et humide, lèvres, caresses, blanche, asiatique, arabe, noire, jeune, vieille, morte, petite cuillère, kamasutra, les plus chaudes actrices porno de ... (veuillez remplir vous même les pointillés), monté comme un âne ou un dauphin des îles, cochonne, cheval, shabadabada, odeur perverse, tétons, gland, vagin, va et vient , creux des reins, foutre, liquide reproductif, enfin sperme quoi, faisons l'amour dans l'ascenseur, déboîter la passerelle, secouer le berlingot, casser les pattes arrières, tartiner les miches, casser la lunettes arrière, là maintenant tout de suite, y a machin qui bande, clara morgane possède sûrement une très belle collection de timbres, maïté avale tout, evangeline lily nue comme une boîte à gants, ouvre grand ta bouche, c'est trop petit, toute excitée, X, XX, XXX, XXXX, XXXXX, ceci n'est pas un ticket à gratter, salope, vieille bique, tout dur, laisse, fouet, menottes coquines, langue bien placée mais pas très pendue, dessous de bras, moustache érotique, pine dans le garage, bite au cul, genoux dans le menton, veuve poignée, aller retour sur la veine bleue, massage thaïlandais, branlette espagnole, brouette japonaise, tourniquet russe, aigreur française...

Et bienvenue à ceux qui découvrent ce blog en ayant tapé des mots pervers dans un moteur de recherche.


Et je vous emmerde.

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13 décembre 2007

[Les chroniques de l'impossible] Mon passé de génie du crime

A 10, 11 ans on commence sérieusement à s’intéresser au sexe, en tout cas moi c’était à cet âge. Et à cet âge on est encore un enfant alors autant dire qu’il faut faire attention à ne pas se faire gauler en train de mater des trucs cochons par des adultes sinon on se fait sérieusement engueuler et c’est la honte à vie. A mon époque y avait pas encore internet alors fallait déborder d’audace et d’ingéniosité pour obtenir le saint graal, à savoir quelque chose de sexuel, un magazine de charme par exemple (voir beaucoup plus éloquent que charmant). Je me souviens avoir été acheter avec une personne de mon âge, dont je préserverai l’anonymat, un de ces magazines où y avait des bonnes femmes à poil ou presque, Newlook. On était partis à la librairie de la gare, relativement loin de chez nous, dans ce but unique et précis de récupérer le canard, en se donnant du courage pendant tout le trajet. Une fois dans la librairie on a attendu quelques minutes histoire qu’il y ait le moins de gens possible, et puis on s’est emparé de la revue posée tout en haut de l’étalage, nos coeurs battaient tellement fort qu’ils auraient pu exploser nos cages thoraciques. On aurait pu le chourer mais là c’était obligé, on allait se faire prendre. Du coup on pose le mag’ sur le comptoir, prêt à dégager à toute vitesse en se faisant engueuler par le gérant, mais miracle il nous vend le truc, je me demande encore aujourd’hui s’il a vu ce que c’était. Une fois sortis on regardait partout voir si on avait pas été suivi, comme si on venait de commettre un crime effroyable. On osait à peine ouvrir la revue, comme ça, en public. On l’a tout de même suffisamment entre ouverte pour obtenir un numéro de téléphone rose qui ornait une publicité avec une sorte de pute en photo. Il se trouvait que j’avais une carte téléphonique et qu’à la gare y avait des cabines téléphoniques… Ni une ni deux on y va, à deux dans la cabine, en train de numéroter. On regardait vraiment partout autour de nous, on avait l’impression que des hélicoptères allaient débarquer avec des mecs du GIGN qu’auraient sautés tout flingues dehors en nous disant de reposer ce téléphone et de sortir les mains sur la tête bande de cons. Trop les boules. Parmi les mots répétés régulièrement par ce qu’il y avait à l’autre bout du fil il y avait « si vous n’êtes pas majeur veuillez raccrocher ». Nous on a raccroché. C’est bon j’voulais pas finir en taule, ma mère aurait dit quoi ?

 

La période qui a suivi avec ce magazine était aussi pleine d’adrénaline. Déjà fallait une bonne planque, en général ça finissait derrière un meuble, parce que les adultes n’auraient jamais bougés ce meuble ni eu de raison de regarder derrière et que nous avec nos petits bras de garçonnet on pouvait le récupérer facile, le magazine. Cette sensation d’être un grand brigand me poursuivait toujours, et c’était pas fini. Y avait les séances de lecture, avec les potes bien sûr. Une fois je me souviens qu’on regardait le torchon à deux et que ma tante est passé dans la pièce à ce moment, on l’avait pas entendu arriver, j’ai balancé le magazine en l’air comme un abruti alors que jamais elle n’aurait pu soupçonné qu’on matait des femmes à poils sans ça. Résultat elle m’a demandé « tu regardes un magazine cochon ? » moi j’ai dis « non » (mon visage devait avoir la couleur d’un cul de singe). Et puis elle est partie sans rien vérifier, ouf. Ceci dit fallait réfléchir vite, comment trouver la parade si elle balançait tout à ma mère ? J’ai décidé de prendre les devants, j’suis allez voir ma mère innocemment en glissant lors d’une conversation que je regardais le programme télé quand la tante est arrivée, je l’avais pas entendu alors moi j’ai sursauté en jetant le magazine comme un dingue aahahah elle a cru que je regardais un truc cochon ahahahaha. C’est passé. Du moins je n’en ais jamais entendu reparler. Toujours est-il que cet objet du diable, tout aussi plaisant à tourner les pages soit-il, était une grande source de paranoïa. Je flippais chaque jour qui passait de me faire gauler, j’ai donc décidé d’éliminer les preuves. Le Newlook ont l’a brûlé dans une cour, à l’abris des regards, un après midi. Les restes on les a foutu dans un sachet plastique, le sachet plastique on l’a jeté sur un bord de rivière. Impossible de remonter jusqu’à nous. Rassurez-vous j’avais tout de même arraché les pages les plus intéressantes que j’ai scotché à l’intérieur d’un magazine de jeux vidéo, là où aucun adulte de mon entourage n’irait coller son nez. Un putain de génie du crime, j’aurais pu finir parrain de la Mafia. Et je ne vous raconte pas le jour où un pote a ramené à l’école un jeu de cartes avec des femmes à poil dessus, ou encore quand je matais le journal du hard et le film qui suivait en douce alors que mes parents débarquèrent dans le salon comme ça, en pleine nuit. Jamais j’ai été pris sur le fait, jamais. Un vrai génie du crime je vous dit.

 

Et je vous emmerde.

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20 novembre 2007

[Les chroniques de l'impossible] Les dentiers volants

Quand les beaux jours arrivent j’aime bien sortir me promener, à pieds, à droite à gauche. Pas spécialement parce que c’est agréable (je ne suis pas humain, ce qui est agréable m’est égal) mais parce qu’il y a plein de gens et quand y a plein de gens y a forcément de quoi ramener des anecdotes. Et les anecdotes ça me permet de faire cracher ma plume à défaut d’écraser mon poing dans la gueule d’innocents. A l’heure où j’écris ces lignes je viens de rentrer d’une balade, à un moment je marchais derrière des petits vieux. Les discussions de petits vieux entre eux m’ont toujours étonné, ça parle toujours de santé. Ca se demande comment ça va les varices, les intestins, les boyaux, l’arthrite, ça se dit que tel monsieur est mort, que madame truc a un cancer… Mais tout ça avec un vocabulaire très approprié, très technique, le vieillard ça a un vocabulaire médical plus riche qu’un infirmier. Etre vieux c’est flirter inévitablement avec la mort et entre eux, quand personne d’autre n’est là pour les faire chier, ces gens là ne font qu’en parler. J’me suis toujours demandé de quoi j’allais parler à cet âge si je l’atteins un jour. J’aurais probablement toujours les mêmes passions, sinon ça ne serait pas des passions, mais merde parler de mon arthrite sans cesse… J’préférerai crever que de devenir souffreteux au point de me sentir obligé d’en parler chaque jour qui passe. No future. D’ailleurs cette devise, « no future », ce sont toujours des jeunes qui l’emploie ou la vive alors qu’elle correspond plus que jamais à l’état d’esprit d’un vieux croûton. Qui d’autres qu’un papy ou qu’une mamie ne peut avoir plus envie de vivre uniquement le présent sans jamais penser au futur ? Je suis assez surpris de ne jamais avoir entendu parler de gangs de vieux du coup. « Les dentiers volants » par exemple, qui terroriseraient les habitants du quartier, violeraient les pucelles, tabasseraient les mecs, braqueraient des banques, se drogueraient avec tout ce qui existe, casseraient les vitrines des magasins avec leurs redoutables cannes… Ils laisseraient une odeur de formol après chacun de leur passage... Et de la bave, parce qu’un petit vieux ça bave. Y s’en foutent de tout ils vont crever, ils n’ont plus qu’à se servir de la vie comme d’un supermarché géant sans rien craindre, même pas la mort puisque de toutes façons inévitable, même pas la prison puisque de toutes façons ils vont crever d’ici peu. Ca serait le pire fléau que la terre n’ait jamais porté, personne ne pourrait rien y faire. Au lieu de ça ça s’habille avec des rideaux et du velours côtelé et ça parle de rhumatismes… Aucune classe. Le seul et unique signe extérieur d’une personne âgée pour dire « nique la vie » c’est sa coupe de cheveux, surtout chez les grand-mères. Avoir les tiffs bleu, vert ou rouge c’est quand même un signe de rébellion, on dira ce qu’on voudra.

Et je vous emmerde.

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14 novembre 2007

[Les chroniques de l'impossible] La formule magique

Les filles ont cet avantage incroyable de posséder une formule magique à effet réjouissant en toutes situations, quoiqu’elles fassent. Même lorsqu’elles font quelque chose de déprimant, de triste, d’infiniment chiant, elles peuvent en pas plus de deux mots faire pousser des arcs en ciel autour d’elles, faire bondir des lapins mignons partout, faire chanter des oiseaux merveilleux. Et ce quelque soit leur voix, même avec un son de charcutier qui se dégage de ses cordes vocales une fille a le pouvoir sacré de la parade joyeuse. Cette formule est très simple, elle consiste à dire « toute nue » en fin de phrase, n’importe laquelle. Imaginons que vous venez de vous faire broyer les deux jambes, dans ce cas précis aucune phrase au monde ne peut vous réconforter, palier votre douleur aussi bien physique que morale. Toutes ? Non, deux irréductibles mots employés par la bonne personne résistent à toute forme de souffrance. Une infirmière passe par là par hasard et vous dit « Je vais récupérer les petits morceaux et les mettre dans un sac, toute nue ». Et là c’est magique, à la seconde où les fameux mots sont prononcés des papillons flottent dans votre esprit, des écureuils dansent, un feu d’artifice illumine le ciel… Plus rien à foutre des jambes en moins. Et ça marche avec tout. Voyons quelques exemples de phrases peu enclines à la gaieté (et autres synonymes) dans la vie de tous les jours et rajoutons-y notre formule : « Je vais changer le joint de culasse de la bagnole, toute nue », « Je vais récurer le lavabo, toute nue », « Je vais me raser les jambes, toute nue », « Je vais manger de la merde de chien, toute nue », « Est-ce que tu pourrais te retourner et m’essuyer la morve que j’ai au nez s’il te plait ? Je suis toute nue ». Rien qu’à l’écrire ça me rend heureux. Magique. Par contre si vous inversez les rôles là ça ne va pas du tout, on risque fort de vous prendre pour un pervers, même si c’est pour faire un truc joyeux. Imaginez un peu un gars qui vous dit qu’il va lire une histoire aux enfants, tout nu. Là tout de suite ça fait plus des étoiles qui pétillent dans les yeux hein ? Ou alors un type qui dit qu’il va se rouler dans l’herbe, tout nu. Si une fille dit ça en général on a plein d’images sensuelles (parfois même pornographiques, si si, ça peut) qui nous passent par la tête, si c’est un garçon on a juste envie de le mettre en prison. L’égalité des sexes c’est pas encore pour tout de suite.

 

Et je vous emmerde.

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05 novembre 2007

[Les chroniques de l'impossible] Les petits riens qui font tout

sel_baleineIl y a tout un tas de petites choses qui m’énervent profondément. Des choses de la vie toutes simples mais qui m’obligent à contrôler de dangereuses poussées de violence. Des petites merdes de trucs à la Amélie Poulain mais inversés, c'est-à-dire que si cette connasse aime mettre les mains dans un sac de grain parce que holalala c’est agréable cette petite chose de la vie, ben moi y a des petits riens que je conchie. A commencer par les gens qui plantent leurs talons dans le sol au lieu de marcher normalement. Quand t’es assis tranquillement dans un appart’ au plancher qui n’est pas en béton armé et que le type (ou la nana) se met à marcher, tu te mets à sautiller sur ta chaise sans le vouloir tellement ces abrutis font trembler le sol, avec en prime le vacarme qui en découle. Boum boum boum à chaque pas, comme un putain d’éléphant, quand je viens de manger c’est un des trucs les plus désagréables que je connaisse, déjà que le ventre vide ça me fait chier, j’ai juste envie de leurs péter les deux jambes, ça leurs apprendra à pas savoir marcher. Même pieds nus ça fait le même effet hein, j’dirais même que c’est pire parce que tu sens bien la violence des pas, et pour peu que la personne ne sache pas se déplacer autrement que vite là t’as envie de lui jeter tout ce que tu peux en plein dans la gueule dès ses premières enjambées. T’as l’impression d’être sur un bateau qui tangue avec un abruti qui joue du tambourin pas loin.

Le repas est rempli de petits riens qui font tout, pour peu que vous bouffiez avec la mauvaise personne. Par exemple je ne sais pas si vous connaissez le tube de sel Baleine Bleue, une boîte cylindrique en plastoc, normale quoi. Y a des abrutis qui pour saler leur repas avec cet ustensile, au lieu de verser d’une seule main comme une personne équilibrée, claquent à répétition l’objet avec leurs longs ongles pendant qu’ils tiennent le tube de l’autre main. Tic tic tic tic tic RHAAAAAAAAAAA putain je vais te l’enfiler dans le cul la salière si tu continues ! On poursuit dans la bouffe avec ceux qui prennent un malin plaisir à frotter les dents de leur fourchette dans l’assiette, ou leur couteau, et qui après sont tout surpris que les gens en face d’eux soit étrangement tout crispés, la tête recroquevillée dans leurs épaules, les sourcils froncés à mort attendant la fin du supplice… Et ces gens qui ne savent pas mâcher autrement que la bouche ouverte, comment je te fermerais leur gueule moi à ces connards, c’est trop bien de bouffer avec une vache qui rumine bordel… Et y a aussi ces mecs (c’est réservé aux mecs celle-là) qui ne pissent qu’exclusivement après s’être retenu pendant des heures, ça ça ne me dérangerait pas s’ils pissaient autrement qu’en plein milieu de la cuvette, pile dans l’eau, histoire de bien faire entendre à tout le monde aux alentours qu’ils sont en train de pisser, pendant de loooooongues minutes. C’est vrai allons, le bruit d’un mec qui pisse, quoi de plus agréable à entendre… RHAAAAAA la tête dans la pisse que je vais te mettre oui ! Et tiens et tiens et tiens je t’éclate la trogne dans ta putain d’urine bruyante qui en plus a éclaboussé partout espèce de con !

Et si vous connaissez une personne qui comporte la totalité de ces qualités de la vie extrêmement recommandables je vous félicite, filmez-le, faites tourner, c’est du combo de haut niveau là. Le genre d’individu qui a déclenché des vocations de serial killer dans son entourage. Une vraie plaie qui s’ignore. Et si vous lui dites quelque chose comme « s’il te plaît tu peux arrêter le truc du sel là, ça m’agace fortement » il y a de fortes chances pour qu’il réponde quelque chose comme « Boah ! ? Houhouhou (un gloussement comme une otarie un peu), je fais couler l’sel j’vois pô c’qu’y a qui t’agaces hé, boh ! ? Houhouhou, vraiment des fois hein t’es bizarre quand même houhouhou. » …

Et je vous emmerde.

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23 octobre 2007

[Les chroniques de l'impossible] Statistiques

policeQuand je sors la nuit, je me fais souvent contrôler par les flics. J’dirais même qu’à chaque fois que je croise une bagnole de flics la nuit j’ai le droit à un contrôle d’identité. Même quand c’est pas une bagnole de flics d’ailleurs, l’autre jour c’est des poulets en civils qui se sont arrêtés à mon niveau (en enfilant le brassard orange, la BAC) et qui sont venus me demander si j’avais des armes blanches sur moi ou des substances illicites avant de me fouiller pour voir si je ne mentais pas. J’avais seulement un appareil photo numérique, ces cons là m’ont demandés durant de longues minutes si j’avais la facture de l’objet. Genre tu te balades tout le temps avec la facture détaillée de chaque objet que t’as sur toi, c’est d’une logique implacable. A chaque contrôle j’ai l’impression d’être un criminel en série, si je l’étais je me dirai qu’ils le sentent mais je ne suis même pas un petit délinquant. J’peux même pas les accuser de racisme vu que la plupart du temps ils ont la même couleur de peau que moi… Une fois j’ai fais partir mes amis les bleus en rigolant, faut dire que j’avais un slip dans l’une de mes poches. Le képi au moment de la fouille me demande ce que j’ai dans la poche, j’y réponds « ben, un slip ! ». Ils ont tous éclatés de rire, puis sont partis. C’était le contrôle le plus agréable de ma vie. Y a même l’un d’entre eux qui a dit quelque chose comme « j’espère que c’est le votre au moins ahahahaha ». J’aurais bien répondu que c’était celui de sa mère mais l’ambiance était bonne, fallait pas la gâcher.

 Ma première confrontation avec la maison poulaga remonte à assez loin, j’avais 11 ans. Je m’en souviens bien car ça correspond à la même journée que mon premier roulage de pelle. J’habitais un petit quartier HLM comme il en existe plein en France, je traînais avec une fille de ma classe qui habitait dans la tour à 500 mètres de chez moi, un copain, et une autre copine, tous de mon âge. On a lancé l’idée de jouer à ce jeu à la mode à l’époque et qui doit toujours faire fureur chez les ados « action ou vérité ». Tu réponds à une question souvent embarrassante (en disant la vérité vraie) ou tu accomplis une action choisie par les autres. On avait décidé de faire ce jeu sur le toit du gymnase du quartier, pour n’être emmerdé par personne. On a donc tous choisie « action » à chaque fois et les deux garçons que nous étions ont roulés plusieurs pelles aux deux filles qu’elles étaient. C’était mes premières galoches donc, forcément je disais que je l’avais déjà fait plusieurs fois pour pas passer pour un branque à côté du copain qui avait déjà la réputation d’être un sacré lascar (si ça se trouve il mentait aussi ce con). Une petite vieille qui passait par là nous avait gaulé et exigeait que l’on descende de là. On l’a envoyé chier. Peu de temps après une patrouille de police a débarqué (la vieille peau avait du cafter, je vous rassure on ne l’a pas maltraité par la suite, juré). Forcément on est descendu et on s’est barrés sans faire d’histoire prétextant un « on a perdu notre ballon m’sieur ». Ma première opposition avec les flics fallait que ça soit pour interrompre mes premiers jeux de langue, à croire que c’était un message pour mon avenir du genre « mon pote, ces types en uniforme vont te faire chier un bon bout de temps ».

Je me souviens d’une fois où un gars m’a dis que si je me faisais souvent contrôler c’était une histoire de statistique, « les gens qui s’habillent comme toi sont souvent des délinquants, c’est une statistique établie par la police ». Pour votre information je porte des habits larges, mais rien de bien barbare hein, pas de grosses marques tapageuses ni rien, pas de casquettes, j’ai même des pulls en laine et tout, c’est pour dire. Mouais, admettons tout de même. Seulement il s’avère que je n’ai jamais fais de mal à une mouche (sauf quand j’étais petit et que je leur arrachais les ailes) ou alors pas trop, je bois très rarement d’alcool, je ne fume pas (quoique ce soit), je déteste les armes et je ne suis pas un voleur. Leurs statistiques sont faussées. Mes statistiques à moi me disent que si je croise des flics la nuit on va me contrôler. Mes statistiques sont donc meilleures que celles des flics.

Et je vous emmerde.


 

Homicide temporel de K.mi à 19:16 - Les chroniques de l'impossible - Permalien [#]



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