Petits meurtres entre internautes

J'ai tué le temps, vous êtes complices.

25 janvier 2008

[Les biographies de l'impossible] Albert Fish, un homme de goût (1870 – 1936)

« Le vampire de Brooklyn », « L’ogre de Wysteria » ou encore « Le loup-garou de Wysteria », ce ne sont pas des titres de films (quoique si, ça se peut) mais des surnoms que l’on a donné à Albert Fish. Bon alors je vous le dis tout de suite, non il ne sortait pas que la nuit (même s’il a avoué apprécier se balader à poil les soirs de pleine lune) et non il n’était pas tout vert et très gros. Par contre, oui il mangeait des gens, de temps en temps. Mais c’était parce que ce qu’il y avait à la cantine était dégueulasse. Mais alors vraiment dégueulasse hein, parce qu’en plus de manger des gens (y compris leur sang) il lui arrivait même de manger leur pipi et leur caca avec, pour donner du goût je présume. Albert Fish avait donc une certaine passion pour la gastronomie, on raconte d’ailleurs à son sujet de belles anecdotes concernant carottes et saucisses dont je vous laisse deviner l’endroit où il les mettait avant de les grailler… Bébert était du genre à expérimenter des tas de trucs, y compris sur lui-même, y compris avec des aiguilles. Aujourd’hui on appellerait ça de l’art moderne.

Ses victimes sont innombrables, il n’aura été jugé que pour 16... Avant ça, un jour, répondant à l’annonce d’une famille louant les services de travailleur de son jeune garçon, Fish sympathisa avec la famille et repartira finalement avec la petite fille de 10 ans que ses parents laisseront filer avec lui à une soit disant fête d’anniversaire d’enfants organisée par sa soeur (ça c’est du parents protecteurs n’est-ce pas ?). Forcément elle ne reviendra jamais, la fille. Avant de lui faire subir divers sévices et de la cuisiner, Albert Fish a tout de même enlevé ses vêtements avant pour ne pas se tâcher, le sang ça part pas facilement quand même hein. Classe cet Albert. Tellement classe que dans un souci de conscience il envoya une lettre aux parents six ans plus tard (six années de chasse à l’homme par la police), pour détailler ce qui est arrivé à leur gamine, sympa le mec.

Pour finir sa vie sur une bonne boutade, lorsqu’il passa sur la chaise électrique les bourreaux s’y sont reprit à deux fois, les aiguilles qu’il avait encore dans certaines parties de son corps ayant provoquées un cours-jus…

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02 novembre 2007

[Les biographies de l'impossible] François Rabelais et sa vie d’écrivain dépravé (1494 – 1553) ou (1483 – 1553)

On est vendredi, c'est le jour des Biographies de l'impossible ma bonne dame ! Aujourd'hui, François Rabelais.

Francois_Rabelais___PortraitDans sa jeunesse, n’ayant pas la possibilité de devenir footballeur professionnel, Rabelais étudia la théologie. La télévision n’étant pas encore créée, il ne se doutait pas qu’il aurait peut-être à faire du fromage et à violer des enfants lorsqu’il devenu moine. Pour se sortir la tête des bondieuseries qu’il trouvait finalement absurdes, il se mit à étudier le grec et les lettres. Comme le grec fut interdit dans son monastère (Dieu n’aimait pas la Grèce à l’époque mais depuis ça va mieux grâce au sandwich) il changea de couvent pour poursuivre ses études parce que Rabelais, on le fait pas chier. Puis il finit par quitter le clergé pour étudier la médecine (et se faire des meufs). Lors de sa formation médicale on lui prête notamment la dissection d’un pendu mais après d’intenses recherches, la vidéo n’est pas sur Youtube.com donc je doute de la véracité de ces propos. Cet hypothétique fricotage louche avec un mort n’a probablement aucun rapport avec le fait que quelques années plus tard, il publia sous le pseudo de Alcofrybas Nasier le roman Les Horribles et Epouvantables Faits et Prouesses du très renommé Pantagruel, qui fut à l’époque censuré par la Sorbonne pour obscénité. (« Alcofrybas Nasier » est en fait une anagramme de François Rabelais, ce qui prouve à quel point il était trop malin avec son cerveau comme mec). Pas découragé par les biens pensants il publia deux années plus tard, toujours sous son pseudonyme, La Vie très horrifique du grand Gargantua, un géant qui aime la vinasse, censuré lui aussi.

Mais sinon ce qu’il y a d’encore plus marrant ce sont toutes les énigmes autour du personnage. Il était tellement controversé qu’on ignore beaucoup de choses autour de lui, du moins chaque fois qu’on a dit un truc sur lui quelqu’un d’autre affirmait le contraire, pas facile pour les biographes tout ça. Sa date de naissance par exemple, 1483 ? 1494 ? On sait pas. J’ai même trouvé une encyclopédie très sérieuse (ouais je fais des recherches pour écrire ces chroniques) qui énonce 1485… M’est avis que le bonhomme mentait sur sa date de naissance pour pouvoir entrer en boîte ouais. A part ça il a obtenu son doctorat de toubib mais on s’en fout. Et puis un jour il est mort.

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26 octobre 2007

[Les biographies de l'impossible] Vincent Van Gogh et sa vie de rock star (1853-1890)

autoportraitaloreillecoupeeVers ses 24 ans monsieur Gogh est parti en pèlerinage à Amsterdam… D’accord c’était pour suivre des études de théologie mais ça a de la gueule quand même Amsterdam à 24 ans nan ? Bon ok on s’en fout. Ce bon vieux Gogh à 26 ans avait déjà pas mal roulé sa bosse un peu malgré lui sous l’influence de son entreprise familiale qui ne l’intéressait d’ailleurs pas des masses (sa famille dirigeait des galeries d’art…), mais c’est en débarquant en Belgique qu’il entra en contact avec la misère humaine (et les frites certainement) ce qui lui donna envie de cracher le tréfonds de son âme de manière artistique avec ses petits pinceaux. Le tréfonds de son âme semblait de plus pas spécialement joyeux, plutôt du genre mélancolique même, par ailleurs il a souvent fait des sortes d’auto-analyses psychologiques. Quelques mois plus tard il tente une formation artistique mais finit très vite par préférer apprendre tout seul, comme un grand, en autodidacte. Je vous passe les méthodes qu’il utilise alors et sa marque de peinture préférée pour sauter directement à son arrivée à Paname où il rencontra un certain Paul Gauguin. Ils deviennent copains comme cochons dans une capitale française en pleine ébullition artistique (les putes et la drogue ça devait y aller ouais !).

Des années plus tard Vince débarque à Arles, la Provence l’émoustille sa race et il peint tout ce qui bouge et qui ne bougent pas. Son poto Paulo le rejoint et en dépit de leur amitié ils se prennent souvent la tête, on raconte que l’égo de chacun se sentait diminué par rapport au talent de l’autre. Du coup Van Gogh peignait sans cesse jusqu’à en être à bout de nerf. Il fini par péter un plomb et il menaça Gauguin avec un rasoir à main (on ignore ce qu’il lui a dit à ce moment précis mais ça devait être un truc comme « Tu fais moins ton malin là hein ? Putain de paltoquet de mes deux, je vais te saigner comme un porc ! »). Durant la même nuit il se trancha lui-même une oreille, l’a mit dans une enveloppe et l’offrit à une prostituée… (Il aurait dit à cet instant précis : « J’avais pas de timbre. »). A partir de ce moment là, son état mental ne fit qu’empirer (tu m’étonnes). Il était victime de violentes crises, délires parano et autres joyeusetés, tellement violentes que les habitants d’Arles se sentant menacés en ont prévenus les autorités, leurs demandant de le faire interner. Vincent Van Gogh est alors interné, sans aucune distraction ni même visites. Trois mois plus tard il entre en hôpital psychiatrique où sa folie lui fit peindre pas moins de 150 toiles dont pas mal de putain de chef d’œuvres d’après les initiés.

Un an après il quitta l’hôpital pour aller chez le docteur Gachet, un ami qui accepta de le prendre en charge, où il continua à peindre comme un fou (dans tout les sens du terme). Deux mois plus tard il s’est tiré une balle dans la tête dans un champ de blé qu’il a peint quelques jours avant. Un sacré type ce Van Gogh, en plus en France ça ne devait pas être facile à porter ce nom, Gogh, si vous voyez ce que je veux dire… (Voir expression « chier dans ses gogues ».)

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