Petits meurtres entre internautes

J'ai tué le temps, vous êtes complices.

15 avril 2008

Vis ma vie de type qui écrit des trucs #3

Chers gens, mes amis, mes semblables, les pervers qui découvrent ce blog tout déçu en ayant tapé "sodomie de salope"  (je suis très fier de cette chronique vu l'effet extrêmement réussi qu'elle a provoqué dans les moteurs de recherche), sachez que je m'y tiens, je fais bien mes 5 planches par jour, ou presque, enfin je travaille bien quoi hein, juré craché.

J'ai récemment fini un scénario en One Shot qui doit faire entre 40 et 50 pages et après plusieurs jours à laisser se reposer le projet, je l'ai relu et je suis toujours plutôt satisfait, c'est bon signe. Commence alors la chasse au dessinateur. Il faut trouver celui dont le trait va pile coller à l'histoire et aux personnages que j'imagine. Et en plus une fois trouvé, encore faut-il que ça lui plaise ou qu'il ait le temps de le faire ou les deux (généralement un dessinateur a 3 mois de retard sur ses propres projets, 5 sur les taffs à rendre pour diverses publications, sans parler de ceux qui ont un job alimentaire en prime, donc tomber sur un à qui ça plaît et qui a le temps ça peut tenir du miracle). J'ai quelques personnes en vue, j'ai envoyé des mails hier à droite à gauche, je crise les doigts (je voulais écrire "croise" mais j'ai fait une faute de frappe et en fait ça colle bien, ça fait doigts qui paniquent et tout, peut-être que mes doigts veulent se suicider ?).

Ce fameux projet se nomme "Les dessalés" (c'est un mot d'argot signifiant "affranchi"). Voici un petit descriptif de la chose, le même que j'ai envoyé aux dessinateurs accompagné du scénar' et d'un mail avec plein de mots dedans qui explique plein de trucs :


L’histoire :

Lou est dans une salle d’interrogatoire de la police, perturbée. Elle se livre sur le moment de son enlèvement jusqu’à la tragédie dont elle est une des victimes indirectes et présumées...

Hannibal et Baudelaire ne font rien de leur vie, ou plutôt rien de ce que des citoyens normaux feraient dans notre société moderne. Non ils ne cherchent pas de travail, à quoi bon vendre des bibelots sans intérêt, trier des papiers derrière un bureau, trier des merdes à l’usine ? Non ils n’ont pas de maison, ils voyagent où bon leur semble sans attache particulière, nulle part. L’argent ? Ils le prennent là où il est, de temps en temps, selon les envies du moment… Vie de bohème, épicurisme, débauche, délinquance, les deux amis vont où bon leur semble et font ce qu’ils veulent, quand ils le veulent sans se soucier de rien. Et puis ils rencontrent Lou…

Lou ment-elle ? Quelle est cette tragédie qui l’a amené dans cette salle d’interrogatoire ? Où sont Hannibal et Baudelaire lors de cet interrogatoire ? Sont-ils les coupables de cette tragédie ?


Les (anti) héros :

Hannibal :
Hannibal s’est choisit ce surnom pour impressionner le badaud, mais il n’a jamais mangé personne. C’est lui le leader du duo, il n’est pas très patient, il n’est pas très poli mais il n’est pas foncièrement méchant. Lui comme son comparse ne s’amuseraient pas à tuer des gens sans raison, encore moins des innocents, même s’ils leurs arrivent de les chahuter un peu. Hannibal est charismatique, malin, audacieux. Son look est décontracté (style blouson en cuir usé, tee-shirt et jean larges, baskets blanches // il est blanc).

Baudelaire :
Surnommé comme tel à cause de son élocution, Baudelaire tient particulièrement à s’exprimer correctement et à rester poli, en toutes situations (ce qui est parfois assez cocasse, imaginez-vous vous faire braquer par quelqu’un de courtois et cordial…). Il suit avec plaisir son ami Hannibal et n’est jamais contre un peu d’amusement…
Baudelaire est assez cultivé et impressionnant : grand et taillé dans la roche, au look totalement excentrique (façon punk exagéré, crête décoloré etc // il est noir).

Lou :
Perturbée et triste dans la salle d’interrogatoire, heureuse et libérée avec Hannibal et Baudelaire. A l’écouter raconter ce qu’elle a vécu, elle est victime. A regarder ce qu’elle a vécu, elle est complice. Manipulatrice ?
Lou est curieuse, n’a pas froid aux yeux, elle est très jolie et sait user de ses charmes. Elle a un look classique et féminin.




Et puis tiens je vous fait un petit teasing en vous copiant/collant le scénario d'une planche. La prochaine fois ça sera une note avec des images, je vous parlerais de "Les fables de la buvette", un projet en attente de validation chez les éditeurs (dont les premières planches ont été dessinées tout ça tout ça donc) dont les multiples réponses sont pour le moment négatives. (Je vous expliquerais pourquoi que c'est tous des couilles molles et même des cons qui puent que je leur apprend la vie à ces chacals d'éditeurs d'industrie formatée de mes deux (mais non je n'ai pas les boules).)

Teasing incroyable de la mort, voici le scénario de la page 4 du premier chapitre de "Les dessalés" en exclusivité mondiale pour vous. Forcément vous n'allez rien comprendre du pourquoi et du comment de la situation mais c'est pas grave, ça m'amuse. Il s'agit en fait du moment pile où Hannibal et Baudelaire rencontrent Lou :

1] Retour dans la bagnole où les burgers et le rhum ont giclés partout.
Hannibal (vers Lou) « Putain mais t’es qui toi bordel de merde ! ? »
Baudelaire « Diantre, j’ai tout renversé mon rhum ! »
Lou est hilare.

2] Hannibal colle une baffe à Lou.
Hannibal « Et ça ça te fais rigoler grosse pute ! ? »
Baudelaire « Ha tu vois, ta manie à toi c’est de toujours insulter nos interlocuteurs !»

3] Lou (en se tenant la joue) « Hé mais c’est pas une raison pour me frapper ! On se détend, tout va bien ! »
Hannibal « Mais elle m’énerve celle-là ! C’est quoi cette façon d’être détendue alors qu’on vient de chourer sa caisse ? »

4] Baudelaire « Qui était la dame au volant ? »
Lou « C’était ma mère, c’est bien fait pour sa gueule à cette connasse ! »
Les deux hommes sont interloqués.

5] Hannibal colle une grosse baffe à Lou.
Hannibal « On parle pas comme ça de sa mère ! »
Baudelaire « Je suis profondément choqué par ce manque de respect total ! »

6] Lou (qui se tient la joue et qui a les larmes aux yeux) « Ho mais merde, c’est vrai quoi c’est une connasse ! Vous la connaissez pas vous ! »
Hannibal « C’est vrai qu’on la connaît pas… »
Baudelaire « Oui… et puis cela ne nous regarde pas après tout. »
Hannibal « Bon, désolé pour la deuxième mandale... »

7] Lou « C’est pas grave, toutes façons j’ai l’habitude avec mon père… »
Baudelaire « Cela existe donc encore les pères qui frappent leurs enfants ? »
Lou « Ho il a même fait bien pire que ça… »

8] Hannibal « Hé ben…»
Baudelaire « Tes parents sont-ils fortunés ?»
Lou « Ca m’f’rait mal !»

9] Hannibal « C’est vrai qu’pour rouler dans une caisse pareille y doivent pas rouler sur l’or, justement. »
Baudelaire « Exiger une rançon serait donc peine perdue… »
Hannibal « On a qu’à la laisser là, on s’en fout. »

K.mi a bien niqué le temps à 15:03 - Ca mange pas de pain - Permalien [#]