Petits meurtres entre internautes

J'ai tué le temps, vous êtes complices.

27 janvier 2008

Braindead, ça gîcle

Ca fait un moment que j'ai envie de partager mes goûts en matière de cinéma, pour le fun, de façon totalement désorganisée, du coup avoir un blog, c'est pratique. Donc sous le titre de rubrique [Allez chercher le popcorn] hé ben vous aurez droit à des petites chroniques de films que personnellement moi-même j'avions bien aimé, anciens comme récents. Il est probable que je fasse de même pour des séries-télé ainsi que pour des bande dessinée dans un proche avenir. Par contre pour ce qui est du jeu vidéo je le fais déjà de façon plus "carré" chez Polygamer.com (en lien sur votre gauche) donc hein, j'vais pas me répéter non plus.

Bref, aujourd'hui, ôde à Braindead de Peter Jackson :

Bien avant le Seigneur des Anneaux et après Bad Taste et Meet the Feebles, Peter Jackson est entré dans le petit cercle des réalisateurs cultes grâce à un certain Braindead. Il prouva au monde entier qu’il est définitivement capable de filmer avec brio n’importe quoi, même avec trois bouts de ficelles et sans jamais trop sombrer dans le ridicule.

 

Il faut tondre

Braindead bien que tendant vers l’horrifique est une comédie, ce qui implique que les scènes ne se prennent jamais au sérieux, mais vraiment jamais. On ne compte pas les gags cartoonesques, absurdes, un peu trashos comme on aime et qui dans l’ensemble pourraient très mal passer sans le génie de Peter Jackson. Il pose une ambiance telle qu’il est impossible de remettre en cause les situations du film ou le talent presque… invisible de ses acteurs. Voir une vieille femme se décomposer et notamment se faire recoller un bout de joue avec de la glue ou encore bouffer sa propre oreille, voir se battre un prêtre adepte du kung-fù, voir une séance de potée donnée gentiment à quatre zombies, voir un couple mort-vivant ne pouvant s’empêcher de succomber à l’appel de la chair, assister à la naissance prématurée d’un bébé zombie sadique et à sa « prise en charge » par le héros (balade dans le parc au programme), une mini course poursuite avec des organes internes, et puis de la découpe, de l’arrachage, de la fente, de la tripaille dans des hectolitres de sang… ça vous met nettement dans le ton, la jubilation du réalisateur est communicative. Moi voir Braindead ça me rend joyeux.

Malgré un début presque chiant qui sert à poser les bases, le scénario monte crescendo dans le gore jusqu’à cette scène culte de la tondeuse qui aura fait parler d’elle à travers le monde entier et qui aura contribué à placer Braindead au rang de « film le plus gore de l’histoire »… Pour ceux qui n’auraient jamais vu de quoi il en retourne, imaginez une tonne de zombie dans un salon et un type qui porte une tondeuse à gazon de manière à placer la lame devant lui… Sproutch. Extrêmement gore mais jamais effrayant, vous l’avez certainement compris c’est un film où on éclate de rire et pas où on fait caca dans son pantalon. Ceci dit mieux vaut avoir l’estomac stable avant d’appuyer sur le bouton play de votre télécommande DVD...

Les effets spéciaux peuvent parfois, aujourd’hui, paraître un peu kitch mais il faut reconnaître que pour le début des années 90 c’était assez phénoménal. Preuve en est Braindead a obtenu le Grand Prix du festival des films fantastiques d’Avoriaz en 93 (une référence à cette période), pas d’la merde. Et puis ça reste totalement dans le ton que ça soit pour le singe-rat brièvement animé ou la mère abusive version boss de fin (à mourir de rire). Braindead a d’ailleurs dû être un vrai défi pour Peter Jackson étant donné le peu de moyens qu’il avait à disposition, en voyant ce qu’il a pu faire avec trois bouts de ficelle (et du faux sang, plein) on comprend qu’il a toujours cru pouvoir réaliser Le Seigneur des Anneaux avec l’ambition et le talent que le grand public et les grandes maisons de production lui reconnaissent depuis. Un film définitivement culte.

 

Anecdotes à la con sur Braindead

  • La scène de la tondeuse a nécessité plus de 300 litres de faux sang à raison de 6 litres pompés par seconde… Ca en fait littéralement le « film le plus gore de l’histoire »
  • Le film a été achevé avec un budget de moins de 45 000 dollars néo-zélandais (moins de 23 500 euros… moins de 155 000 francs quoi).
  • Peter Jackson fabriqua son propre système de steadicam (dispositif permettant au réalisateur de courir et/ou de faire de grands mouvements en gardant une image stable) pour Braindead. Le manque d’argent pousse définitivement à se creuser le ciboulot.
  • Braindead chez votre meilleur ami.

K.mi a bien niqué le temps à 16:07 - Allez chercher le popcorn - Permalien [#]