27 janvier 2008
Braindead, ça gîcle
Ca fait un moment que j'ai envie de partager mes goûts en matière de cinéma, pour le fun, de façon totalement désorganisée, du coup avoir un blog, c'est pratique. Donc sous le titre de rubrique [Allez chercher le popcorn] hé ben vous aurez droit à des petites chroniques de films que personnellement moi-même j'avions bien aimé, anciens comme récents. Il est probable que je fasse de même pour des séries-télé ainsi que pour des bande dessinée dans un proche avenir. Par contre pour ce qui est du jeu vidéo je le fais déjà de façon plus "carré" chez Polygamer.com (en lien sur votre gauche) donc hein, j'vais pas me répéter non plus.
Bref, aujourd'hui, ôde à Braindead de Peter Jackson :
Bien avant le Seigneur des Anneaux et après Bad Taste et Meet the Feebles, Peter Jackson est entré dans le petit cercle des réalisateurs cultes grâce à un certain Braindead. Il prouva au monde entier qu’il est définitivement capable de filmer avec brio n’importe quoi, même avec trois bouts de ficelles et sans jamais trop sombrer dans le ridicule.
Il faut tondre
Les effets spéciaux peuvent parfois, aujourd’hui, paraître un peu kitch mais il faut reconnaître que pour le début des années 90 c’était assez phénoménal. Preuve en est Braindead a obtenu le Grand Prix du festival des films fantastiques d’Avoriaz en 93 (une référence à cette période), pas d’la merde. Et puis ça reste totalement dans le ton que ça soit pour le singe-rat brièvement animé ou la mère abusive version boss de fin (à mourir de rire). Braindead a d’ailleurs dû être un vrai défi pour Peter Jackson étant donné le peu de moyens qu’il avait à disposition, en voyant ce qu’il a pu faire avec trois bouts de ficelle (et du faux sang, plein) on comprend qu’il a toujours cru pouvoir réaliser Le Seigneur des Anneaux avec l’ambition et le talent que le grand public et les grandes maisons de production lui reconnaissent depuis. Un film définitivement culte.
Anecdotes à la con sur Braindead
- La scène de la tondeuse a nécessité plus de 300 litres de faux sang à raison de 6 litres pompés par seconde… Ca en fait littéralement le « film le plus gore de l’histoire »
- Le film a été achevé avec un budget de moins de 45 000 dollars néo-zélandais (moins de 23 500 euros… moins de 155 000 francs quoi).
- Peter Jackson fabriqua son propre système de steadicam (dispositif permettant au réalisateur de courir et/ou de faire de grands mouvements en gardant une image stable) pour Braindead. Le manque d’argent pousse définitivement à se creuser le ciboulot.
- Braindead chez votre meilleur ami.


