26 octobre 2007
[Les biographies de l'impossible] Vincent Van Gogh et sa vie de rock star (1853-1890)
Vers ses 24 ans monsieur Gogh est parti en pèlerinage à
Amsterdam… D’accord c’était pour suivre des études de théologie mais ça a de la
gueule quand même Amsterdam à 24 ans nan ? Bon ok on s’en fout. Ce bon
vieux Gogh à 26 ans avait déjà pas mal roulé sa bosse un peu malgré lui sous
l’influence de son entreprise familiale qui ne l’intéressait d’ailleurs pas des
masses (sa famille dirigeait des galeries d’art…), mais c’est en débarquant en
Belgique qu’il entra en contact avec la misère humaine (et les frites
certainement) ce qui lui donna envie de cracher le tréfonds de son âme de
manière artistique avec ses petits pinceaux. Le tréfonds de son âme semblait de
plus pas spécialement joyeux, plutôt du genre mélancolique même, par ailleurs
il a souvent fait des sortes d’auto-analyses psychologiques. Quelques mois plus
tard il tente une formation artistique mais finit très vite par préférer
apprendre tout seul, comme un grand, en autodidacte. Je vous passe les méthodes
qu’il utilise alors et sa marque de peinture préférée pour sauter directement à
son arrivée à Paname où il rencontra un certain Paul Gauguin. Ils deviennent
copains comme cochons dans une capitale française en pleine ébullition
artistique (les putes et la drogue ça devait y aller ouais !).
Des années plus tard Vince débarque à Arles, la Provence l’émoustille sa
race et il peint tout ce qui bouge et qui ne bougent pas. Son poto Paulo le
rejoint et en dépit de leur amitié ils se prennent souvent la tête, on raconte
que l’égo de chacun se sentait diminué par rapport au talent de l’autre. Du
coup Van Gogh peignait sans cesse jusqu’à en être à bout de nerf. Il fini par
péter un plomb et il menaça Gauguin avec un rasoir à main (on ignore ce qu’il
lui a dit à ce moment précis mais ça devait être un truc comme « Tu fais
moins ton malin là hein ? Putain de paltoquet de mes deux, je vais te
saigner comme un porc ! »). Durant la même nuit il se trancha lui-même
une oreille, l’a mit dans une enveloppe et l’offrit à une prostituée… (Il
aurait dit à cet instant précis : « J’avais pas de timbre. »). A
partir de ce moment là, son état mental ne fit qu’empirer (tu m’étonnes). Il
était victime de violentes crises, délires parano et autres joyeusetés,
tellement violentes que les habitants d’Arles se sentant menacés en ont
prévenus les autorités, leurs demandant de le faire interner. Vincent Van Gogh
est alors interné, sans aucune distraction ni même visites. Trois mois plus
tard il entre en hôpital psychiatrique où sa folie lui fit peindre pas moins de
150 toiles dont pas mal de putain de chef d’œuvres d’après les initiés.
Un an après il quitta l’hôpital pour aller chez le docteur
Gachet, un ami qui accepta de le prendre en charge, où il continua à peindre
comme un fou (dans tout les sens du terme). Deux mois plus tard il s’est tiré
une balle dans la tête dans un champ de blé qu’il a peint quelques jours avant.
Un sacré type ce Van Gogh, en plus en France ça ne devait pas être facile à porter
ce nom, Gogh, si vous voyez ce que je veux dire… (Voir expression « chier
dans ses gogues ».)